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Voici le témoignage de Claude tiré de son blog sur la vie dans les barraquements en face du chateau, construits aprés les bombardements.Au début Claude parle du pont des morts c est celui situé à coté des barraquements et refait cette année.
""Le pont des morts est fermé depuis pas mal de temps, sa réfection est commencée. Il va désormais être à double sens, et un passage pour les piétons. St Maximin va respirer, son nom " le pont des morts ", c'est le passage vers le cimetière. Je me souviens, nous habitions la cité Gabriel Péri, dans les baraquements construits après la guerre. Dessous, il y a une carrière souterraine avec des puits d'aérations qui débouchaient et qui fûmaient l'hiver, d'ailleurs je me souviens d'un éffondrement qui c'est produit pas loin d'un baraquement, il a été rebouché simplement. Cet emplacement est toujours marqué, par les trottoirs toujours en places. St Maximin a été complètement détruit à la dernière guerre, les baraquements, c'était pas le grand luxe, mais nous y avons vécu heureux. L'hiver, il ne fallait pas laisser le poèle s'éteindre et le recharger avec du charbon avant de se coucher, dans la journée c'est du bois qu'il brûlait. Pas facile de se mettre au lit, je me souviens que ma mère réchauffait celui là, avec son fer à repasser et nous mettait une brique chaude enveloppée dans du journal. Pour la toilette il ne fallait pas trainer, une fois par semaine nous allions aux douches municipales. C'était une autre vie. La fête du village était sur la place de l'église, la course des garçons de café, le Mat de Cocagne, le père Bolot et Delphine avec son fils Lucien des Forains St Maximinois. Beaucoup de femmes travaillaient au Château Civet, c'était les années 55/60 .Toutes les carrières travaillaient au maximum, c'était la reconstruction. Le père Violet travaillait chez Daubin comme conducteur PL, il garait son Saviem sur la place de l'église, c'était un des premiers à avoir la Télévision et quand il y avait un film on pouvait être une vingtaine à le regarder. Ces constructions légères, ce n'était pas facile de ne rien entendre, un voisin qui élevait un peu la voix et tout le monde en profitait. Ces constructions légères étaient bruyantes, la toiture en tôles parcourue par les chats, faisait penser aux martiens. C'était une autre époque, mais on était bien quand même. Notre Curé l'abbé Martin, travaillait chez Lamy, il retournait le fumier qui allait servir pour les champignons, il est décédé récemment. Les champignons, employaient beaucoup de femmes qui travaillaient 7/7 jours, pas facile dans les carrières souterraines. La matelassière qui poussait son métier à la main, s'installait sur le trottoir, et cardait les matelas. Qui se souvient de Boulogne et Bébé Rose, qui dormaient ou ils pouvaient. Le ramassage des poubelles par le père Thiverny avec son cheval et sa remorque, et ensuite par Jean un ami qui avait une camionnette .De 58 à 61, j'étais apprenti électricien chez Pierre Bruiet l'électricien du pays. Sa mère Lucienne tenait un café épicerie, son Père avait un atelier de réparation de vélos. Des baraquements, il y en avait un peu partout dans le village " La poterne - au chantier de bois - devant chez Ménène - la cité G Péri - et celui de Maria, c'était il y a bien longtemps.""
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Dernière édition par Manur le lun. déc. 05, 2011 20:58 pm, édité 2 fois.
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