Nous sommes actuellement le sam. août 22, 2026 18:44 pm

Le fuseau horaire est réglé sur UTC+02:00




Publier un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 5 messages ] 
Auteur Message
 Sujet du message : Rafle des notables / Royallieu
MessagePublié : dim. mai 17, 2020 9:05 am 
Hors-ligne

Inscription : jeu. mars 16, 2017 20:57 pm
Messages : 76
bonjour,
dans le Courrier Picard de ce 17/5/20, un article à propos du livre d'Anne Sinclair sur la rafle des notables de fin 41.
Robert Amson, chef d'entreprise bien connu à Montdidier, en a également été victime (mais, lui, y est décédé en février 42)
Un autre livre sur le sujet : le camp de la mort lente par JJ Bernard, fils de Tristan Bernard (éd. le Manuscrit). JJ Bernard, fut également victime de cette rafle ; il a été libéré en mars 42.
Cordialement, martine


Haut
   
MessagePublié : dim. mai 17, 2020 14:25 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8972
Localisation : Somme
Effectivement Tristan Bernard put échapper à la déportation et être libéré grâce à l'intervention de Sacha Guitry et de l'actrice Arletty

Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
MessagePublié : dim. mai 17, 2020 16:17 pm 
Hors-ligne

Inscription : jeu. mars 16, 2017 20:57 pm
Messages : 76
C'est le fils de Tristan Bernard qui a été interné à Royallieu
De Tristan Bernard, ce mot admirable : Nous vivions dans la crainte, nous allons vivre dans l'espoir.
cordialement, martine


Haut
   
MessagePublié : mer. mars 23, 2022 11:09 am 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8972
Localisation : Somme
France 2 propose ce mercredi soir (23 mars 2022) une soirée thématique sur l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec un documentaire tiré du livre d’Anne Sinclair, précédé par un téléfilm historique, « Les enfants des justes ».

Extrait de l'Article du Courrier Picard de ce jour page 35

Ils étaient magistrats, politiciens, commerçants et français, mais ce statut privilégié ne les a pas protégés des nazis, car ils étaient juifs : basé sur un livre d’Anne Sinclair, un documentaire diffusé ce soir raconte la « rafle des notables » de 1941/42, restée méconnue du grand public.
La majorité de ces hommes, raflés le 12 décembre 1941 à Paris, a ensuite fait partie du premier convoi de déportation de juifs de France. On commémorera ce dimanche le 80e anniversaire de ce convoi, parti de Drancy pour Auschwitz le 27 mars 1942, avant la rafle du Vél d’Hiv de juillet suivant. Entretemps, ces notables ont été internés dans le camp de Royallieu, à Compiègne (Oise). « On les laissait mourir à petit feu dans ce camp nazi à une heure de Paris », dit la journaliste Anne Sinclair.

LA PARTICULARITÉ DU CAMP DE ROYALLIEN, (sic)
À COMPIÈGNE
Diffusé ce mercredi à 22 h 40 sur France 2 (puis sur France 5 dimanche 27 mars à 22 h 20), le documentaire La rafle des notables est basé sur le livre éponyme qu’elle a publié en 2020. Car parmi ces notables au destin tragique se trouvait son grand-père paternel, Léonce Schwartz, un négociant en dentelles. S’il a échappé à la déportation, il est mort en mai 1945, usé par son internement.
« Au départ, cette histoire était une quête personnelle, que j’ai voulu élargir à une rafle très méconnue du grand public. Cela me fait un plaisir fou que ça puisse toucher un public plus large » grâce au documentaire, poursuit Anne Sinclair, qui en dit le texte et est présente à l’image.
Les cibles de cette rafle étaient 743 français juifs bien installés dans la société. « Il y avait un ancien ministre, Pierre Masse, des présidents de cour de cassation, de grands avocats, le frère de Léon Blum (ancien président du Conseil, ndlr), le mari de (l’écrivaine) Colette, Maurice Goudeket », énumère Anne Sinclair.
Mais pour parvenir à 1 000 prisonniers, on y ajouta 300 étrangers juifs socialement moins favorisés. Et leur internement commun à Compiègne donna lieu à un choc des cultures.
« C’est l’une des spécificités de ce camp très particulier » , souligne Anne Sinclair. En effet, les juifs français totalement assimilés ne comprenaient pas ce qui leur arrivait : « Ils se disaient On a fait la guerre de 14, on a toujours été Français depuis des générations, qu’est-ce qu’on fait là ? Ils n’avaient pas les clés de lecture qu’avaient les juifs venus de Pologne, de Roumanie ou de Hongrie, qui avaient subi des pogroms et connaissaient déjà les ravages du nazisme », souligne encore Anne Sinclair.

[...]


Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
MessagePublié : ven. août 07, 2026 19:19 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8972
Localisation : Somme
Rafle des notables / Royallieu


Compiègne : le récit rare d’un interné juif au camp de Royallieu réapparaît au grand jour


Arrêté lors de la rafle des notables, Marcel Weyl a tenu un journal de sa détention entre décembre 1941 et mars 1942. Ces carnets sont longtemps restés sous clé dans sa famille. Un projet de publication est en cours, mené par son arrière-petite-fille, Mélanie Weyl.


L'article est à découvrir dans l'édition de l'Oise du Courrier Picard du samedi 8 août 2026


================================================


Suite de l'article :


Ce sont deux cahiers d’écolier à grands carreaux, de la marque Le Studieux. En haut de la première page, est écrit : « Frontstalag 122- Compiègne », avec un numéro de chambre et la lettre C pour « camp C ». C’est dans cette partie du Fronstalag 122, géré par la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale, qu’est détenu Marcel Weyl entre décembre 1941 et mars 1942. Il est le propriétaire de ces deux cahiers dans lesquels il consigne son quotidien d’une écriture serrée. Un témoignage précieux sur le camp de transit ouvert à Compiègne en 1941, où sont détenus juifs, opposants politiques et ressortissants étrangers. Ce journal tenu par l’entrepreneur juif Marcel Weyl n’a ressurgi que récemment et va faire l’objet d’une publication enrichie de photographies d’art.


Une vie mondaine


Né en 1888 à Châlons-sur-Marne, Marcel Weyl travaille dans l’import-export d’articles de luxe (parfums, bijoux, soieries) quand il rencontre Germaine Lauret, mannequin pour la maison de couture Worth. Dans les années 1930, il est directeur général des établissements Duverdrey et Bloquel (créateurs des réveils Bayard) et est installé avec sa femme et ses deux enfants dans le XIX e arrondissement de Paris. Le couple « mène une vie très mondaine et aisée », relate leur arrière-petite-fille, Mélanie Weyl.
Quand la guerre éclate en septembre 1939, toute la famille est en vacances à Deauville. Inquiet, Marcel Weyl décide de rentrer seul à Paris. En juin 1940, sa femme, son fils et sa fille s’installent dans une ancienne clinique, que loue l’homme d’affaires à Buzançais, dans l’Indre. Ils partagent les lieux avec d’autres familles.
Le 12 décembre 1941, la vie de Marcel Weyl bascule : il est arrêté à son domicile parisien, lors de la rafle des notables et interné au camp C, privé de contact avec l’extérieur. Germaine Weyl remue ciel et terre pour arracher la libération de son époux. Malade, celui-ci est admis à l’hôpital de Compiègne, le 1er mars 1942, retrouve enfin Germaine et est libéré dans la foulée, échappant à la déportation vers Auschwitz. Très affaibli, il décédera à l’âge de 54 ans, dans son lit, le 9 octobre 1942.
Lors de son arrestation, l’entrepreneur glisse dans sa petite valise deux cahiers et un crayon. « Il va remplir ces carnets comme un journal adressé à sa femme et ses enfants », indique Mélanie Weyl, enseignante à Beauvais. « Au départ, il a espoir de sortir, poursuit-elle. Il ne comprend pas pourquoi il est là. Il a été élevé dans la culture juive mais n’est pas pratiquant. Petit à petit, les privations débutent. L’hiver est extrêmement rigoureux. Les pages passent et on se rend compte du froid, de la faim, de l’isolement même s’il est détenu avec d‘autres hommes. Il est très asthmatique et sa santé se dégrade. On est frappé aussi par son amour infini pour sa femme et ses enfants. Il s’inquiète pour eux. »

« Personne ne s’en empare étrangement »

« Mon arrière-grand-mère met sous clé les carnets ; plus personne ne les voit », reprend Mélanie Weyl. À la mort de Germaine, en 1980, les cahiers sont récupérés par le grand-père de l’enseignante et restent cachés : « Il les met dans un tiroir et n’en parle pas. » Suite à son décès, en 1996, le journal de bord passe entre les mains de l’oncle de Mélanie Weyl. « Il décide d’en faire une transcription et d’offrir un exemplaire à chaque membre de la famille. Personne ne s’en empare étrangement. Comme si le silence se poursuivait. Je le lis une fois et je le pose au pied de mon lit. Mon oncle en reparle, en 2019, lors d’une cousinade. » L’idée fait alors son chemin : « Je me dis qu’il y a quelque chose à faire avec ce journal. » Et pas seulement pour des raisons historiques évidentes : « On a tous été élevés de manière un peu bancale. Il ne faut pas trop aimer, pas trop le montrer. Je me dis que si on réussissait enfin à faire connaître ce journal, on sortirait de cette boucle. »
Sur la page de garde, Marcel Weyl avait griffonné ces mots : « À garder, à lire, à passer aux générations futures pour qu’elles sachent ce que c’est que de souffrir injustement et avec organisation. »


==========================================


Un livre illustré de photographies d’art

Mélanie Weyl a pris attache avec le Mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne, toujours à l’affût de témoignages. Est né le projet de publier le récit de Marcel Weyl. « Mon oncle m’accompagne dans cette démarche », précise Mélanie Weyl. Le texte sera assorti de photographies prises par Aline Diépois et Thomas Gilzome au mémorial où sont conservés trois baraquements. Le budget total du projet s’élève à 20 182 euros TTC. Des aides sont attendues (ministère des Armées et Académie des beaux-arts). Le livre sera disponible notamment à la librairie du mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne, le mémorial de la Shoah et le Musée d’art et d’histoire du judaïsme.


==========================================






Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 5 messages ] 

Le fuseau horaire est réglé sur UTC+02:00


Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas transférer de pièces jointes dans ce forum

Rechercher :
Atteindre :  
cron
(c)picardie-1939-1945.org
[ Time: 0.200s | Queries: 19 | Peak Memory Usage: 13.62 Mio | GZIP: Off ]