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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : mer. juin 03, 2026 8:52 am 
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1940


Avertissement :
La Presse qui a pu faire paraître ses journaux, à l'automne 1940, est dévoué aux nouvelles autorités françaises de l’État français de Vichy. Elle est soumise à l'autorisation de La Propagandastaffel (en allemand « escadron de propagande »), service chargé par les autorités de l'Allemagne nazie de la propagande et du contrôle de la presse et de l'édition françaises pendant l'Occupation.


C'est donc dans ce contexte que se situe l'éditorial paru à la "Une" du quotidien "La Charente" intitulé "La collaboration des autorités allemandes et françaises" dont est extrait le passage suivant :



Au moment où les troupes allemandes sont arrivées, la vie économique était complètement arrêtée. La population française, sur l'ordre des autorités françaises avait évacué partiellement ou totalement le territoire, et un exode sans précédent s'était produit.
...

Après l'été, il fallait songer à la moisson. Soixante-dix mille prisonniers de guerre furent aussitôt occupés à ce travail essentiel. L'administration allemande fournit le carburant nécessaire aux tracteurs, mit à la disposition des cultivateurs des attelages, des voitures automobiles légères. Enfin, une main-d'œuvre militaire allemande vint suppléer au manque d'ouvriers agricoles.
Les récoltes furent sauvées.


Sources : La Charente et La Petite Charente réunies - organes républicains réunis - édition du dimanche 24 novembre 1940

N.B. on retrouve le même article dicté par les autorités allemandes dans les colonnes de "La Dépêche" de Toulouse dans son numéro 25.371 du 22 novembre 1940



=======================================================


L’ÉTAT DES TRAVAUX AGRICOLES DANS LA RÉGION OCCUPÉE

...C'est avec une intensité totale m'a été entreprise comme étant de la plus grande Importance, la rentrée de la récolte du blé. On a employé comme moissonneurs plusieurs centaines de mille de prisonniers, d'abord dans les départements essentiellement importants le la Somme, de l'Aisne et de l'Oise. L'emploi des prisonniers se fait par groupes mais aussi en isolés sous la direction et la responsabilité des maires. En plus, de nombreux contingents de troupes allemandes ont été mises à la disposition de l'agriculture...

Sources : L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial - édition du 15 août 1940


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1940


En zone occupée, la moisson a pu être sauvée dans la proportion de 90 à 95 %

Paris, 21 août.
Quand en juin dernier, l'armistice fut signé entre la France et l'Allemagne, la récolte s'annonçait favorable. Mais, à ce moment-là des milliers de paysans avaient, dans leur exode, fui loin de leurs terres alors que d'autres, soit aux armées, soit prisonniers de guerre, se trouvaient éloignés de leur petite patrie. Il manquait non seulement les hommes, mais encore le matériel agricole, l'essence pour les tracteurs, les faucheuses.

Était-il possible, dans ces conditions, de faire la moisson en 1940 ?

Les autorités allemandes se sont rapidement rendu compte que cette moisson était chose vitale pour la France et qu'elles devaient user des capacités d'organisation qu'elles possèdent pour offrir leur aide. Sans tarder, elles ont amené sur place la main-d'œuvre — prisonniers de guerre, soldat allemands — ainsi que le matériel et le carburant, de telle sorte que si, en juillet, on pouvait craindre que la récolte de blé n'atteindrait que 60 % de son chiffre, à présent, on peut admettre que le pourcentage est de 90 % pour la zone occupée et même 95 % pour les départements qui entourent Paris.
La moisson était donc sauvée.

La Charente édition du vendredi 23 août 1940



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : mer. juin 03, 2026 9:56 am 
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1940


Aux agriculteurs

M. P. MONNIER, préfet de la Somme, vient d'adresser aux maires les renseignements suivants sur diverses questions agricoles :

...

RÉQUISITION DES RECOLTES

Les autorités allemandes m'ont affirmé de la façon la plus formelle que les récoltes ne seront en aucune façon enlever aux cultivateurs et qu'elles seront, comme par le passé, utilisées uniquement pour les besoins des populations civiles. Il convient donc de calmer les appréhensions que certains de vos administrés peuvent avoir.
Il a été également signalé aux autorités allemandes que des réquisitions abusives (sans bon valable, ou même sans aucun bon), ont été faites quelquefois.
Les autorités allemandes ont précisé que ces pratiques étaient formellement interdites par le Haut Commandement.
Cependant, dans le cas où de tels faits se reproduiraient, il convient de les signaler à la Direction des Services Agricoles, en donnant des précisions sur les faits constatés (numéros des autos ou tous renseignements susceptibles de permettre à l'autorité allemande de prendre des sanctions nécessaires.

BATTAGES

Étant donné que les magasins des coopératives sont absolument complets, il serait dangereux de procéder à des battages de blé avant qu'il y ait possibilité de logement.
Veuillez noter, en conséquence, que les battages de blé de la nouvelle récolte sont interdits jusqu'à nouvel ordre. Seuls pourront être battus les blés destinés à la semence, les avoines, les seigles, les orges.

DISTRIBUTION DE GAS-OIL ET DE FUEL-OIL POUR LA RENTRÉE DES RÉCOLTES

Un certain tonnage de gas-oil et de fuel-oil vient d'être mis à la disposition de l'agriculture du département de la Somme, pour permettre de faucher et rentrer les récoltes.


Le Progrès de la Somme, numéro 22166, du lundi 26 août au jeudi 29 août 1940 - 259PER292 - Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : mer. juin 03, 2026 13:43 pm 
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1940


DEUX EXPLOITATIONS AGRICOLES INCENDIÉES A BRESLES

Un important incendie à réduit en cendres deux exploitations agricoles à Bresles, canton de Corbie.
M. Laurent FAUCQUENBERGUE, cultivateur, était occupé au battage du grain qui s'effectuait au moyen d'une batteuse mue par un moteur à essence.
A un certain moment, une explosion du moteur communiqua le feu au bâtiment. Trouvant dans la paille un aliment facile, il se propagea à tout le corps de ferme.
Continuant son œuvre dévastatrice, le feu détruisit également plusieurs bâtiments de la ferme voisine exploitée par M. BRUNEL.
Des deux côtés, en plus des récoltes et d'instruments aratoires, on doit déplorer la perte de bestiaux.
L'intervention des sapeurs-pompiers se limiter à noyer les décombres. Les pertes éprouvées par M. FAUCQUENBERGUE sont de 150.000 francs environ ; celles de M. BRUNEL à 72.000 francs.
Quant à celles des propriétaires des immeubles, elles sont évaluées approximativement à 300.00 francs.
Les gendarmes LECHIFFLART et DAVID, de la brigade de Corbie, ont procédé à l'enquête d'usage.

Le Progrès de la Somme, numéro 22172, 12 - 13 septembre 1940 - 259PER292 - Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : mer. juin 03, 2026 13:58 pm 
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1940


FIXATION DU PRIX DU BLÉ TENDRE DE LA RÉCOLTE 1940

Le "Journal officiel" du 28 août 1940 publie le décret suivant concernant la fixation des prix du blé tendre de la récolte 1940 :
Article 1er. - Le prix net du quintal de blé tendre métropolitain, loyal et marchand, à payer aux producteurs, est fixé à 215 francs pour un blé d'un poids spécifique compris entre 73 kilos 500 et 74 kilos 500.
Le prix net du quintal de blé tendre algérien, loyal et marchand, à payer aux producteurs, est fixé à 215 francs pour un blé d'un poids spécifique compris entre 74 kilos 500 et 75 kilos 499.
La taxe progressive à la production instituée par le décret-loi du 4 octobre 1939, est supprimée pour la campagne 1940-1941.
Une taxe statistique de 1 franc sera perçue par les contributions indirectes au profit de l'Office National Interprofessionnel du blé, pour chaque quintal de blé livré aux organismes stockeurs.
Le montant de la prime mensuelle de magasinage, d'entretien et de gestion est fixé à 2 francs par quintal et par mois, à partir du 1er octobre 1940.
Dans ces conditions, le prix de base du blé tendre à la production s'établira comme suit :
Septembre .......... 215 francs
Octobre .............. 217 francs
Novembre ........... 219 francs
Décembre ........... 221 francs
Janvier ............... 223 francs
Février ............... 225 francs
Mars .................. 227 francs
Avril .................. 229 francs
Mai ................... 231 francs
Juin .................. 233 francs
Juillet ................ 235 francs
Août ................. 237 francs

Les livraisons de blé de la récolte 1940 effectués par les producteurs avant le 1er septembre 1940 seront réglées sur les bases ci-dessus indiquées pour les blés tendres métropolitains et algériens.
...

Le Progrès de la Somme, numéro 22173, 14 - 15 septembre 1940 - 259PER292 - Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : jeu. juin 04, 2026 11:49 am 
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CAIRN

L’ONIC entre 1940 et 1944 : transformations et redéfinition de la mission et des pouvoirs de l’institution dans un contexte de pénurie et d’occupation
Par Fabrice Grenard

À partir de l’été 1940, le régime de Vichy renoue ainsi avec l’image traditionnelle de l’« État nourricier » chargé d’assurer aux consommateurs une quantité de pain suffisante et à un prix abordable, politique forcément impopulaire auprès des producteurs considérant que leurs intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte…


Malheureusement la totalité de l'article n'est pas disponible

https://shs.cairn.info/organiser-les-ma ... te_lang=fr


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : ven. juin 05, 2026 15:08 pm 
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Bien que le matériel est évolué depuis une trentaine d'années on rencontre encore dans beaucoup de fermes le même équipement dans les années 40.


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La Moisson dans la région de Montdidier vers 1910.jpg
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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : lun. juin 08, 2026 17:32 pm 
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L'Est républicain : quotidien régional édition du lundi 29 avril 1940

DES ALSACIENS ET LORRAINS ÉVACUÉS apportent leur concours aux fermiers de l’Île-de-France, du Vexin et de l'Oise

Paris, 28 avril. - Répondant à l'appel de M. Schuman, sous-secrétaire d’État à la vice-présidence du Conseil, chargé des réfugiés, un nombre important de familles d'agriculteurs alsaciens et lorrains viennent de s'engager dans les exploitations agricoles de l’Île-de-France, du Vexin, de l'Oise, etc...

Il faut souligner qu'il s'agit d'exploitants évacués qui, ayant tout quitté dans leur région d'origine, acceptent de travailler comme salariés.

Ils font ainsi preuve d'un dévouement à la cause nationale digne des plus grands éloges.

Hier matin, venant des Landes, près de quatre-vingt-dix familles arrivaient à 7 heures à la gare d'Austerlitz pour être réparties dans les régions de Pontoise et de Senlis.

M. Holveck, chef du cabinet de M. le sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil, était venu à l'arrivée du train pour saluer les agriculteurs alsaciens et lorrains.

Après la distribution du petit déjeuner et de lait aux enfants, les nouveaux venus, qui pour la plupart voyaient Paris pour la première fois, prenaient allègrement en autocars le chemin de leurs nouvelles résidences. -

Havas.


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On imagine le désarroi de ces pauvres gens qui, moins d'un mois plus tard, vont être de nouveau contraints de fuir et seront jetés sur les routes de l'exode comme plusieurs millions de personnes venant de Belgique, du Nord de la France et des régions picardes.

Que sont-ils devenus ?


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : mer. juin 10, 2026 9:31 am 
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Le discours lénifiant tant de la presse collaborationniste que des autorités est contrebalancé par les mouvements de résistance dont le parti communiste qui est dorénavant en guerre ouverte contre les Allemands depuis le déclenchement de l'opération BARBAROSSA, nom de code de l'invasion par le IIIᵉ Reich de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. L'opération fut déclenchée le 22 juin 1941.


L'AVANT-GARDE N° 40 d’Août 1941

"Notre jeunesse souffre de la faim, mais des trains complets de blé, pommes de terre, légumes, fruits partent à destination de l'occupant.
Notre bon vin de France est transformé en alcool pour faire tourner les moteurs de l'armée d'invasion hitlérienne.
Caziot * pleurniche sur les I million de paysans de chez nous gardés prisonniers par Hitler, qui les utilise au travail de la terre en Allemagne, et invite notre jeunesse à "gagner la bataille de la moisson" pour que les hordes hitlériennes ignorent la disette...
"


Sources : L'Avant-garde : organe central de la Fédération des jeunesses communistes de France
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=64378;0


* Pierre CAZIOT, ministre secrétaire l'État à l'Agriculture du gouvernement de Vichy


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : sam. juin 13, 2026 18:05 pm 
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L'emploi massif des prisonniers de guerre à l'été 1940 pour effectuer les moissons.


"La moisson

Avec l'été, il fallait songer à la moisson,
70.000 prisonniers de guerre furent aussitôt occupés à ce travail essentiel. L'administration allemande fournit le carburant nécessaire aux tracteurs, mit à la disposition des cultivateurs des attelages, des voitures automobiles légères. Enfin, une main-d'œuvre militaire allemande vint suppléer au manque d'ouvriers agricoles. Les récoltes furent sauvées."

La Dépêche : journal de la démocratie (Toulouse) édition du 22 novembre 1940


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Frontstalag de Péronne (Somme) - Témoignage d'Albert Pognant *

Juin 1940 à août 1940


Par contre, nous sommes informés de la signature de l'Armistice du 22 juin. Par ailleurs, des bruits courent (des "bruits de bouteillon" comme nous disions dans notre jargon militaire) que nous allons être libérés, que nous allons faire la moisson... Nous sommes remplis d'espoir.
Les Allemands forment des camps de prisonniers de guerre et nous sommes parqués pendant le mois de juillet au Camp de Mailly (Aube). Là, nous crevons littéralement de faim. Nous sommes envahis par la vermine car nous n'avons rien pour faire un peu de toilette. Ceux qui n'ont pas de dysenterie (dont je fais partie) ne vont aux toilettes qu'une fois par semaine !

Les Allemands nous envoient dans la Somme pour faire les moissons.

après les moissons, les prisonniers de guerre furent incarcérés au Fronstalag de Péronne (dans la Somme) où (Albert Pognant) séjourna environ un mois...

* POIGNANT Albert, né le 14 juillet 1915 à Sainte-Marguerite sur-Mer, caporal au 51e R.I. détenu au Frontstalag 204 de Péronne (Somme).
Il figure dans la iste officielle n° 54 de prisonniers français du 18 décembre 1940 sous le patronyme écorché de "Pognau"

Sources : http://ppognant.online.fr/cadalb07.html


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 Sujet du message : Re: LES MOISSONS
MessagePublié : ven. juin 19, 2026 14:10 pm 
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Un sujet récurrent dans ces années de guerre est la pénurie constante de ficelles. La raréfaction du produit engendre même la création d'une activité : celle de ramasseur de vieille ficelle-lieuse. Le recours à la ficelle-lieuse en papier voit également son apparition, cependant que son utilisation semble malaisée.


========================================================


LA VIE AGRICOLE — Liens pour la Moisson

La Direction des Services agricoles communique : La pénurie de ficelle lieuse pour la moisson 1941, sera grande, puisque chaque cultivateur ne recevra qu’environ 1 kg. 100 de ficelle par hectare de blé, d’orge ou d’avoine.

Le Grand écho de l'Aisne : organe hebdomadaire d'information - édition du 11 juillet 1941



Avis aux agriculteurs !

FICELLE LIEUSE

La moisson présente une question d’entraide nationale. Il importe donc que tous les agriculteurs soient placés dans les mêmes conditions.
La répartition de la ficelle-lieuse mise à la disposition du département de l'Aisne n'a permis l'acquisition que d'environ 20 p. 100 des quantités normalement employées.
Les agriculteurs qui détiennent de la ficelle-lieuse provenant d'une autre origine que celle ci-dessus (à part celle de récupération) doivent se faire un devoir d'en informer la commission communale de production pour permettre une équitable répartition.
Le comité de gestion du G.I.R.P.I.A de l'Aisne tient à préciser qu'il sera statué sur tous les cas qui li seront signalés. Les sanctions prévues pourront entraîner l'expulsion, temporaire ou définitive, des répartitions ultérieures pour partie ou totalité de tous produits.

BONS MATIÈRES

A la suite de nombreuses demandes faites par les agriculteurs le G.I.R.P.I.A fait savoir qu'il n'est pas accrédité pour délivrer les bons matières.

Le Grand écho de l'Aisne : organe hebdomadaire d'information - édition du 18 juillet 1941


==========================================================


L'utilisation de la ficelle-lieuse en papier

Le ministère de l'Agriculture porte à la connaissance des agriculteurs qu'il est recommandé de conserver la ficelle-papier à l'ombre et dans des pièces fraîches. En aucun cas cette ficelle ne doit être soumise aux rayons du soleil. Le transport de la ficelle, de la ferme aux champs, devra être fait dans des sacs humides et un sac mouillé sera mis dans la boîte à ficelles des moissonneuses, pendant la marche.
Dans le cas où l'usage de la ficelle-papier démontrerait qu'il se produit des ruptures répétées, il y aurait intérêt à n'utiliser la ficelle qu'après l'avoir plongée dans un seau d'eau, et laissé sécher à l'abri du soleil quelques instants.


ATTRIBUTIONS DE FICELLES EN COMPENSATION DES LIVRAISONS DE VIEILLE FICELLE-LIEUSE

La direction des Services agricoles informe les agriculteurs qu'à la suite d'un accord intervenu entre le ministère de l'Agriculture et la direction de Jute et Fibres-Dures, les agriculteurs ayant expédié de la vieille ficelle entre le 20 mai et le 1er juillet, et qui n'auraient pu recevoir à temps, étant donné l'arrivée tardive de la ficelle aux usines, 70 pour cent de ficelle rénovée, pourront toutefois toucher en poids, une quantité de ficelle neuve égale à la moitié de la vieille ficelle envoyée aux usines.
Étant donné que la ficelle rénovée est d'une longueur notablement inférieure à la ficelle neuve, les agriculteurs qui toucheront en poids 50 pour cent de ficelle neuve, recevront sensiblement la même longueur que ceux qui possèdent 70 pour cent de ficelle rénovée.

Le Progrès de la Somme, édition du 21 août 1941


==========================================================


FICELLE LIEUSE 1942 M. COGNIES, Machines Agricoles à Saint-Quentin, informe MM. les Agriculteurs, de la Région (sans limite de Zone), qu’étant agréé par le G.I.R.P.I.A., comme ramasseur de vieille ficelle-lieuse, ils peuvent dès à présent lui remettre la quantité récupérée. Cette ficelle devra obligatoirement être classée en deux catégories :
TYPE A : Ficelle sisal 1 Fil : Pas de nœud, ni aux extrémités, ni au milieu, en bouts d’une longueur minimum de 20 cms réunis en bottes liées au centre
TYPE B : Ficelle sisal 1 Fil : Avec nœuds à une extrémité, en bouts d'une longueur de 20 cms minimum réunis en bottes liées au centre
Cette opération doit être terminée pour le 25 février au plus tard.
M. COGNIES se tient à la disposition de MM. les agriculteurs pour tous renseignements complémentaires susceptibles de les intéresser.

Le Grand écho de l'Aisne : organe hebdomadaire d'information - édition du 6 février 1942





Cordialement
Eric Abadie


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