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LE QUESNE
Juillet 1943
Obsèques relig(ieuses) de M. BOURGOIS Ernest, 61 ans, maire, prés(ident) de l'U.N.C., déc(édé le) 23 juillet, auront lieu lundi 26, 11 h. 30 (H.A.) à Le Quesne (Somme). Part de : Mme BOURGOIS-GUILBERT, épouse ; ses enfants et petits-enfants, toute la famille ; Conseil municipal et Anc(iens) Comb(attants) de Le Quesne.
Le Progrès de la Somme, édition du samedi 24 juillet 1943 Numéro 23028, 24 juillet 1943 - cote 259PER307 - Archives de la Somme
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Les obsèques de M. BOURGOIS maire de LE QUESNE
Toute la population de Le Quesne et de nombreuses personnes venues des communes environnantes, ont assisté aux obsèques de M. Ernest Bourgois, maire de Le Quesne, vice-président de la Coopérative Agricole de Picardie, Président de la section locale de l'U.N.C. Dans l'assistance nous avons noté la présence, outre des membres du Conseil municipal, de MM. Brunet, ancien maire ; Delétoile, maire d'Hornoy, conseiller d'arrondissement et tous les maires du canton ; Ernault, délégué administratif cantonal, représentant le Préfet de la Somme ; Sangnier, président de la Coopérative Agricole de Picardie et Thellier, directeur ; Bourgois Victor, vice-président de l'U.N.C. ; Delevacque, trésorier et tous les membres de ce groupement ; André Nattiez d'Amiens, ami personnel du défunt ; Robart, président des A.C. de Beaucamps-le-Vieux, administrateur de la succursale de Beaucamps-le-Vieux de la Caisse d'Epargne et tous les administrateurs ; Duneufgermain, juge de paix du canton ; Normand, notaire à Hornoy ; Vandevielle, agent-voyer à Hornoy ; le maréchal des logis chef Bernard et le gendarme Gonzal, représentant la brigade de gendarmerie d'Hornoy, etc. Les cordons du poële étaient tenus par MM. Brunet, Delétoile, Bourgois Victor et Thellier, et le corbillard disparaissait sous les couronnes et les gerbes de fleurs. Après la levée du corps, le cercueil fut transporté dans la toute petite église du village, trop petite pour contenir la foule. L'absoute fut donnée par l'abbé Dhérissart, curé de Beaucamps-le-Vieux et le sermon fut prononcé par l'abbé Tant, qui rappela avec quel courage et quelle sérénité, M. Bourgois avait vu arriver sa dernère heure. Cinq allocutions furent ensuite prononcées. M. de Castilla, adjoint, exalta les qualités du défunt et retraça les différentes phases de son activité au sein du Conseil municipal où il poursuivit l'œuvre entreprise par ses prédécesseurs, en collaboration avec le dernier, M. Fournet notamment. Il entreprit, en particulier l'achèvement de la vicinalité, la restauration et le classement des archives, la restauration de l'église, prit toutes les mesures utiles pour assurer l'hygiène des locaux scolaires, installa le foyer communal, fonda la section locale des A.C., etc. .. Après avoir fait face aux premières difficultés de mai 1940, il réorganisa les divers services au retour de l'exode, assura le sort des prisonniers et ne cessa d'exercer son action personnelle que lorsque l'aggravation de la maladie dont il souffrait, l'y cpntraignit. Une telle vie est un enseignement... M. Bourgois Victor s'associa à cet hommage et adressa le dernier salut à celui qui fut un bon camarade, un soutien et un bon français. M. Ernault souligna que la vie de M. Ernest Bourgois était un bel exemple de compréhension du devoir accompli sans défaillance avec une conscience absolue. M. Delétoile, au nom des maires du canton, loua les qualités d'administrateur du bon collègue. M. Robert rendit un sublime hommage, au nom du conseil des directeurs de la Caisse d'Epargne d'Amiens et de la succursalle de Beaucamps-le-Vieux, à l'homme de bon sens, à l'administrateur parfait que fut M. Bourgois, dont toute la viefut consacrée au travail et au bien public. Enfin M. André Nattiez apporta l'assurance de tous ceux qui, au temps de l'exode, venant d'Amiens, eurent à s'arrêter dans le calme petit village du Quesne, noublient jamais l'accueil affectueux et fraternel qui leur fut fait. Il montra avec quel grand cœur M. Bourgois accueillit les réfugiés, se multipliant sans répit pour donner à tous gîte et nourriture. Notre reconnaissance, dit-il, s'attachera toujours à son souvenir. Le "Progrès de la Somme" s'associe à l'hommage fervent ainsi rendu à l'homme de bien que fut Ernest BOURGOIS et il renouvelle à Mme Bourgois, à ses enfants et à sa famille, ses vives et sincères condoléances.
Le Progrès de la Somme, numéro 23031, du mercredi 28 juillet 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme
Cordialement Eric Abadie
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