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 Sujet du message : œuvres spoliées par les Nazis
MessagePublié : sam. avr. 26, 2025 9:08 am 
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œuvres spoliées par les Nazis



Le château de Compiègne va remettre une sculpture de cire aux descendants d'un avocat juif, spolié pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ou comment une statuette de cire exposée au château de Compiègne s’est retrouvée au milieu d’une bataille juridique entre l’Etat français et les héritiers du collectionneur juif Armand Dorville.

Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, des œuvres spoliées par les Nazis et entrées dans les collections publiques françaises vont être rendues par l'Etat aux descendants des anciens propriétaires juifs. C'est le cas notamment d'une sculpture de cire exposée au château de Compiègne, dans l'Oise, depuis 1942. Elle va être remise aux ayants droit d'Armand Dorville, avocat juif et collectionneur d'art décédé en 1941.
Une première dans l'histoire

Il s'agit d'un projet de loi "historique", selon les mots de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Définitivement adopté par le Parlement le 15 février, il était nécessaire pour déroger au principe d’inaliénabilité des collections publiques.

Sources :
Écrit par Alix Guiho
Publié le 22/02/2022
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 69757.html


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MessagePublié : sam. avr. 26, 2025 13:59 pm 
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Roselyne Bachelot annonce la restitution d’œuvres acquises sous Vichy aux ayants droit d’un avocat.

Des œuvres ayant appartenu à l’avocat juif Armand Dorville et achetées par les musées nationaux sous Vichy vont être restituées à ses ayants droit. Une indemnisation leur sera également versée.

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé ce vendredi 28 mai la restitution aux ayants droit de l’avocat juif Armand Dorville de douze œuvres que les musées nationaux avaient acquises lors d’une vente à Nice en 1942, en leur accordant en outre une indemnisation.

Ces œuvres, que l’État va rendre sur recommandation de la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS), sont au musée du Louvre, au musée d’Orsay et au château de Compiègne.

Des œuvres acquises après la mort de l’avocat

Armand Dorville, avocat français juif, était mort en juillet 1941, en « zone sud », sous administration de Vichy. Sa collection était mise en vente par son exécuteur testamentaire, en plein accord avec ses héritiers.

Dès le début de la vente à Nice, le 24 juin 1942, un administrateur provisoire était nommé par le Commissariat général aux questions juives. Les musées nationaux achetaient alors les douze œuvres. En 1943, le produit des ventes était envoyé sous forme de titres de dette de l’État au notaire de la famille. Mais les héritiers, dispersés dans le sud de la France, ne pouvaient percevoir leur dû. Et cinq d’entre eux devaient mourir ensuite à Auschwitz.
« Préjudice découlant de l’immobilisation du produit de la vente »

La CIVS a considéré que, même si la vente à Nice ne peut être qualifiée elle-même de spoliatrice, des circonstances particulières donnent à la famille un droit à réparation : notamment « le blocage des sommes dues aux héritiers d’Armand Dorville et le destin tragique de plusieurs d’entre eux ».

« Les ayants droit seront indemnisés pour le préjudice découlant de l’immobilisation du produit de la vente de la mi-1942 à la fin de la guerre », a précisé le communiqué.

Accélération des recherches sur les biens spoliés

Ces nouvelles restitutions s’inscrivent dans une accélération des recherches sur les biens spoliés, 76 ans après la chute du nazisme. Un « travail considérable » a été mené par les musées concernés, les services d’archives et la « mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 » dirigée par David Zivie, souligne le ministère.

La plupart de ces œuvres sont des aquarelles signées de Henry Bonaventure Monnier, Jean-Louis Forain, Constantin Guys et Pierre-Jules Mène.

Comme c’est déjà le cas pour le tableau « Rosiers sous les arbres » de Gustav Klimt, au musée d’Orsay, ces douze œuvres appartenant aux collections publiques nationales ne peuvent être restituées qu’avec l’adoption d’une loi ad-hoc.


Sources : Ouest-France - Article publié le 28/05/2021


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MessagePublié : sam. avr. 26, 2025 14:11 pm 
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Spoliations nazies : vers un feu vert du Parlement à la restitution d’œuvres d’art

Quinze œuvres, dont des tableaux de Gustav Klimt et Marc Chagall, vont pouvoir être restituées aux héritiers de familles juives spoliées par les nazis : le Parlement s’apprête à autoriser mardi 15 février 2022 au soir ce retour, via un projet de loi qui se veut « historique ».

« C’est une première étape » car « des œuvres d’art et des livres spoliés sont toujours conservés dans des collections publiques – des objets qui ne devraient pas, qui n’auraient jamais dû y être », souligne la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, cependant que les recherches sur la provenance des collections se sont accélérées.

Elle se félicite d’une loi « historique », par laquelle pour la première fois depuis soixante-dix ans, « un gouvernement engage une démarche permettant la restitution d’œuvres des collections publiques spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale ou acquises dans des conditions troubles pendant l’Occupation, en raison des persécutions antisémites ».

L’Assemblée nationale l’a adoptée à l’unanimité le 25 janvier, sous les yeux des familles ou de leurs représentants en tribune.

C’est au tour du Sénat dominé par la droite d’approuver ce texte qui permet de déroger au principe d’inaliénabilité des collections publiques.

Selon la rapporteure au Palais du Luxembourg Béatrice Gosselin (LR), la loi aura une « portée majeure du point de vue de la reconnaissance et de la réparation de la Shoah ».

Car les spoliations « ont été, quelle que soit la forme qu’elles aient pu prendre – vol, pillage, confiscation, vente sous la contrainte –, l’un des volets de la politique d’anéantissement des juifs d’Europe conduite par le régime nazi » et « sans en être l’instigateur, le régime de Vichy a également collaboré à ces crimes de manière active », relève-t-elle.

Parmi les 15 œuvres se trouve « Rosiers sous les arbres » de Gustav Klimt, conservé au musée d’Orsay, et seule œuvre du peintre autrichien appartenant aux collections nationales françaises. Il a été acquis en 1980 par l’État chez un marchand.

Des recherches approfondies ont permis d’établir qu’il appartenait à l’Autrichienne Eléonore Stiasny qui l’a cédé lors d’une vente forcée à Vienne en 1938, lors de l’Anschluss, avant d’être déportée et assassinée.

Onze dessins et une cire conservés au Musée du Louvre, au Musée d’Orsay et au Musée du Château de Compiègne ainsi qu’un tableau d’Utrillo conservé au Musée Utrillo-Valadon (« Carrefour à Sannois ») font également partie des restitutions prévues.

Un tableau de Chagall, intitulé « Le Père », conservé au Centre Pompidou et entré dans les collections nationales en 1988, a été ajouté. Il a été reconnu propriété de David Cender, musicien et luthier polonais juif, immigré en France en 1958.

Pour 13 des 15 oeuvres, les ayants droit ont été identifiés par la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS), créée en 1999.

La France a longtemps été accusée de retard par rapport à plusieurs voisins européens en matière de réparation.

Une mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 a été créée au sein du ministère de la Culture il y a deux ans.

Quelque 100.000 œuvres d’art auraient été saisies en France durant la guerre de 1939-1945, selon le ministère de la Culture. 60 000 biens ont été retrouvés en Allemagne à la Libération et renvoyés en France. Parmi eux, 45.000 ont été rapidement restitués à leurs propriétaires.

Environ 2.200 ont été sélectionnés et confiés à la garde des musées nationaux (œuvres « MNR » pouvant être restituées par simple décision administrative) et le reste (environ 13 000 objets) a été vendu par l’administration des Domaines au début des années 1950. De nombreuses œuvres spoliées sont ainsi retournées sur le marché de l’art.

Jusqu’au milieu des années 1990, la question de la restitution a été passée sous silence, jusqu’à la chute du bloc soviétique et à l’ouverture de nouvelles archives. En juillet 1995, le président Jacques Chirac ouvrait une nouvelle page en reconnaissant la responsabilité de l’État français dans la déportation des juifs de France.

Une « loi cadre » pourrait faciliter les restitutions dans les années à venir, sans besoin d’une autorisation au cas par cas du législateur.


Sources : Paris-Normandie - Publié: 15 Février 2022


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