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 Sujet du message : FUZELLIER Maurice
MessagePublié : mar. juin 18, 2024 15:51 pm 
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FUZELLIER Maurice


L’attaque de la prison d’Abbeville, le 22 juin 1944

Le 22 juin 1944, Abbeville fut le théâtre d’un important fait d’armes de la Résistance, fait qui reste cependant méconnu. Pourtant réalisé en plein jour, il témoigne de l’indicible courage des Francs-Tireurs et Partisans du Vimeu. Ce matin-là un commando composé de 11 hommes n’hésita pas à attaquer la prison d’Abbeville où se trouvaient 171 détenus dont 70 Résistants. Trahis par un traitre autrichien – qui s’était prétendu déserteur et avait rejoint leurs rangs – certains de ces Résistants avaient été arrêtés chez eux le 16 juin 1944, puis incarcérés à la prison de la capitale du Ponthieu, rue Dumont. Au moins 4 des Résistants devaient être transférés à Amiens pour y être fusillés : Maurice FUZELLIER, André GAILLARD, Aimé SAVARY et Pierre DELBE.

Devant l’urgence, le frère de Maurice FUZELLIER, Julien dit Gros-Jean, de Prouzel ancien cheminot, instigateur du commando, demande une entrevue à l’État-Major, qui lui permet d’organiser le coup mais qualifie celui-ci de suicidaire. Il part de chez lui à bicyclette pour prendre le maquis dans la forêt d’Eu. Très rapidement, il devint le commandant de la 3ème Cie de F.T.P. du Vimeu.
Le 20 juin, lors d’une réunion chez le chef de gare de Maisnières, l’attaque est décidée. Tous sont volontaires, mais ne seront désignés que les officiers et les sous-officiers à cause de l’aspect très dangereux de la mission. Au cours de la nuit du 21 ou 22 juin, les hommes quittent le Vimeu pour Abbeville ; Ils sont équipés d’un armement lourd : une mitraillette et 5 chargeurs, un révolver P 38 et 4 grenades.

À 5h du matin commence une longue attente dans une maison en ruines de la rue Dumont. 3 groupes ont été constitués ; à 7h45, lorsque le gardien qui assure la relève arrive, le groupe constitué par Gros-Jean, Robert Richard, Charles Sellier et Serge Lecul, le neutralisent. Après avoir arraché le téléphone et enfermé le soldat allemand et les deux gardiens, ils parviennent à ouvrir les cellules du quartier des hommes, puis celles du quartier des femmes. Mais il faut aller très vite. Richard fait sortir les prisonniers par petits groupes, même les droits communs afin de créer une diversion. L’alerte ne sera donnée que vers 9h.
L’opération a été menée en un temps record, sans un coup de feu.

Extraits d’un article du Courrier Picard de Philippe Lacoche du 24 juin 1994

(d’après un article de Robert J. Glaudel du 24 et 25 juin 1969).

https://www.centre-memoire-amiens-citad ... -1944.html



VOIR également / LA RESISTANCE DANS LE VIMEU
https://talmeu.com/la-resistance-dans-le-vimeu/



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Il y a 70 ans, un commando attaquait la prison d’Abbeville

Ce dimanche 22 juin la ville célèbre le 70e anniversaire de l’attaque d’Abbeville menée par un commando pour libérer des résistants. Une opération audacieuse, qui a réussi.

Courrier Picard : article rédigé par la rédaction
Publié: 20 Juin 2014


C’est un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale en Picardie, commémoré depuis peu : l’attaque de la prison d’Abbeville, le 22 juin 1944, menée par un commando de résistants pour libérer plusieurs dizaines de leurs camarades, dont quatre condamnés à mort.

L’opération, qui n’avait pas l’aval de leur hiérarchie, a été une réussite, sans un seul coup de feu tiré. La ville célèbre demain, dimanche 22 juin, le 70e anniversaire de cet événement, devant le foyer-logement Robert-Page, rue Dumont, construit à l’emplacement de la prison. Sera de nouveau présente Lucienne Forestier-Gaillard, fille d’un des prisonniers secourus, elle-même ancienne résistante, présidente de l’Anacr à Saint-Blimont.

Des enfants des écoles participeront aussi à cette cérémonie. Par devoir de mémoire, pour prendre conscience que près de chez eux, « des Français ont su dire non à l’Occupation (…), combattre, et donner leur vie si besoin, pour que les générations à venir puissent à nouveau connaître le sens du mot liberté », selon les mots de René Caux, ancien résistant.

« La situation était dramatique »

André Démaret, responsable du protocole à la ville d’Abbeville, a collecté documents et témoignages pour raconter ce coup de force. À l’époque, deux semaines après le Débarquement, les actions de la Résistance étaient plus nombreuses que jamais dans la région, pour empêcher l’acheminement de renforts et de matériels vers la Normandie, pour détruire aussi les bases de V1 et les lignes de communication. Le but était également de faire croire aux Allemands que le vrai débarquement était toujours prévu dans le Nord de la France.

Les compagnies de Francs Tireurs et partisans (FTP) étaient particulièrement actives. Mais la répression s’accentuait, elle aussi, des réseaux étaient démantelés, des résistants arrêtés, torturés, parfois fusillés. « La situation était dramatique », note Michel Rocque, secrétaire des Anciens du bataillon FFI VIII/2 d’Abbeville. 70 résistants étaient ainsi emprisonnés à Abbeville, voués à être déportés et, pour quatre d’entre eux, à être exécutés : Maurice Fuzelier, André Gaillard, père de Mme Forestier-Gaillard, Aimé Savary et Pierre Delbe.

Contre l’avis de leur hiérarchie

Des hommes décident donc d’intervenir contre l’avis du commandement FFI départemental, qui la juge trop risquée : les gardiens de la prison sont désormais renforcés par des soldats SS. Mais les volontaires persistent et montent une opération. Ils peuvent s’appuyer sur les indications données par Mme Gaillard, elle aussi internée, qui, lors de séjours précédents, a pu noter les heures de relève et l’organisation. Ils bénéficient également d’une complicité intérieure.

Dans la nuit du 21 au 22 juin 1944, les 11 hommes du commando entrent dans Abbeville, chacun étant armé d’une mitraillette, d’un pistolet et de grenades. Ils se cachent dans les ruines de la rue Dumont, en attendant le petit matin. Deux groupes se postent aux entrées de la rue, pour bloquer les accès, le troisième attend que le gardien Deilly se présente pour prendre la relève, à 7 h 45. Celui-ci se retrouve encadré par les assaillants, mais ne dit rien et sonne. Au moment où son collègue ouvre, le groupe se précipite à l’intérieur, neutralise le gardien-chef. Ce dernier les informe qu’il n’y a pas de poste de garde, mais un seul soldat allemand, aussitôt arrêté et enfermé. Les gardiens, eux, ont été désarmés par les Allemands après le Débarquement. Trois minutes se sont écoulées, les portes sont refermées, le téléphone coupé, pas un coup de feu n’est tiré. Le commando se rend dans le quartier des hommes et y trouve d’abord André Gaillard, qui les aide ensuite à vider toutes les autres cellules. Puis, ils passent au quartier des femmes, où l’émotion est intense. 161 prisonniers sont ainsi libérés, d’où une certaine confusion. Robert Richard, grande figure de la lutte contre l’occupant, aujourd’hui décédé, lance : « Pas d’affolement, vous êtes libres grâce à la Résistance. Vous sortirez par petits groupes pour ne pas attirer l’attention. »

Pendant ce temps, les hommes restés à l’extérieur retiennent des civils et des agents de police, qui ne se feront pas connaître des autorités allemandes. L’alerte n’est donnée qu’à 9 heures, à la vue des « droits communs » déambulant en ville, mais les résistants ont disparu dans la nature. L’enquête menée par la Gestapo ne donnera rien. Les résistants rejoignent le maquis du Vimeu, en forêt d’Eu. D’autres reconstituent la compagnie qui formera ensuite le bataillon des volontaires FFI d’Abbeville.« En hommage à ceux qui ont su tout donner et prendre tous les risques pour notre liberté, il est de notre devoir de nous souvenir de leur sacrifice », commente Michel Roque.



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: FUZELIER Maurice
MessagePublié : mar. juin 18, 2024 15:58 pm 
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A la section spéciale

La section spéciale a condamné à sept ans de travaux forcés par défaut FUZELIER (sic) Maurice, 20 ans, qui serait originaire de Prouzel bien qu'ayant déclaré s'appeler CARU Bernard et être né à Dunkerque. Il avait été arrêté à Tours-en-Vimeu alors qu'il était porteur d'une armes mais avait réussi à prendre la fuite après une lutte avec un gendarme.

Edition du mercredi 26 avril 1944 "Le Progrès de la Somme", n° 23261


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Sur Maurice FUZELLIER
voir également : CD(DVD)-ROM : La Résistance dans la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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