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SODE Alexandre 3 juin 1940 à Gien (Loiret)


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Alexandre Paul SODE, né le 3 juin 1910 à Loudun (Vienne)
cavalier du 41e Dépôt de cavalerie motorisée à Provins (Seine-et-Marne), E.I. 3., 3e Peloton E.B. - Classe 1930, incorporé le 15 avril 1940.
Adresse civile : 36 bis, rue Hoche à Sottevile-les-Rouen (Seine-Inférieure). Les dernières nouvelles de lui sont de juin 1940

Sources : Le Progrès de la Somme, édition du samedi 20 mars 1943


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

SODE Alexandre Paul Émile
Décédé le 16 JUIN 1940 à Gien (Loiret)
Né le 3 Juin 1910 à Loudun (Vienne)
Décédé à l'âge de 30 ans et 13 jours
Statut : militaire
Mention : Non Mort pour la France (?)
Cause du décès : fusillé
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 150634


Acte de naissance de SODE Alexandre Paul Émile le trois juin 1910 à Loudun, rue du Portail Chaussée, fils de SODE Charles Auguqte, instituteur libre et de Madame RAGUY Marie Madeleine Alexandrine, son épouse...
Mentions marginales :
Du jugement du tribunal de Loudun en date du 12 juillet 1919, le mineur SODE Alexandre Paul Émile dont l'acte de naissance ci-contre a été adopté comme pupille de la nation
Marié à Rouen le 25 février 1936 avec MANTOL ou MANTOT Edmonde Louise Madeleine

Sources : archives des Deux-Sèvres et de la Vienne - Ville de Loudun Naissances de 1910 à 1913 cote 9 E 165 59 3 (page 12/95)
https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ ... vz=6.34357




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mer. août 12, 2026 15:38 pm 
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Le 41e Dépôt de cavalerie motorisée (basé à Provins en 1940) était une unité de formation et de renfort. En juin 1940, face à l'offensive allemande, ses éléments ont formé des détachements de marche à pied dotés d'armes antichars, participant aux combats de retardement (notamment vers la Loire/Gien) avant d'être capturés mi-juin. L'écrivain André MALRAUX y fut incorporé comme dragon en avril 1940.
En 1940, la ville de Provins (Seine-et-Marne) abritait le Dépôt de Cavalerie n° 41 (DGC 41), une structure militaire de l'Armée française chargée de la gestion, de l'instruction et du remplacement des troupes de cavalerie au début de la Seconde Guerre mondiale.


(I.A.)


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MessagePublié : mer. août 12, 2026 16:10 pm 
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Juin 1940 : la terrible bataille de Gien
Retour sur la défense héroïque de la ville, à partir du 16 juin 1940. Les Giennois vivront des moments terrifiants, comme l’explosion d’une travée du pont.

La 23 e division d'Infanterie est chargée de la défense de la Loire à Gien. Les premiers éléments atteignent notre ville dans la matinée du 16 juin.
Personne n'a pensé que l'ennemi arriverait aussi rapidement sur la Loire. Lorsque les hommes du 32 e RI arrivent le 16 juin au soir, aucune défense n'a pu être établie. Il faut faire vite.
Sous les mitraillages, on creuse des tranchées, on obstrue les fenêtres des maisons du quai de Sully. Le PC de la division s'installe à la Roche, celui du 32 e RI à La Ruellée. Le 3 e bataillon assure la garde du pont routier, le 32 e RI prend possession du viaduc au Colombier.
L'accès des ponts est interdit à l'envahisseur par un rideau défensif. Des aménagements anti-chars sont édifiés sous les ponts SNCF de l'avenue de La République et de la route d'Orléans.
Les troupes françaises retardées par les convois interminables de réfugiés auxquels elles sont mêlées, subissent les premiers assauts des troupes allemandes lancées à leurs trousses, dans les secteurs de la Gâcherie, de la Prise d'Eau, de la Bosserie.
Au niveau de la Gâcherie, soldats et gradés du 107 e et du 32 e, ainsi que de courageux civils, font le coup de feu face à un envahisseur mieux équipé. Nos soldats, face à l'ennemi, le dos aux chariots, entament héroïquement une bataille sans espoir. On se bat par îlots, d'une manière discontinue dans un milieu incertain. Par tous les moyens, les Allemands se faufilent pour atteindre la ville et la Loire.
Dans l'après-midi du 17 juin, Gien est dans une tenaille, la route de Briare est aux mains de l'ennemi. À 18 h 30, les Allemands sont aux portes de la ville.
À 20 heures, un bruit se colporte rapidement de bouche à oreille : « Ils vont faire sauter le pont » et, avec son cortège d'horreurs, une gigantesque bousculade se produit sur la Loire.
Il est 20 h 15, sur l'ordre du commandant du 32 e RI, notre pont est coupé. À 22 heures, les Allemands surviennent et ne peuvent se rendre maîtres du pont mais ils se regroupent dans Gien, où des combats font rage. Embusqués dans la Génabie, des tirailleurs sénégalais se battent à la grenade et au coupe-coupe, se rassemblent vers le puits à deux étages et traversent la Loire à la nage. Les réfugiés qui n'ont pu franchir le pont vivent des instants horribles.
Depuis la coupure du pont routier, sous les mitraillages incessants, des milliers de personnes se précipitent, à l'aide de deux échelles, à l'assaut du viaduc coupé le 16 juin. Dans cette pagaille obligatoire, à 0 h 10 une fantastique explosion retentit, la 3 e travée du pont tombe dans la Loire.
La Loire, elle, coule imperturbable, majestueuse comme si de rien n'était. Pourtant ce soir-là, elle sépare deux univers.



Extrait d'un article de Michel TISSIER de la République du Centre, publié le 26 juin 2012


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Gien et Sully après les bombes

Mi-juin 1940, Gien et Sully-sur-Loire sont les cibles des bombardements allemands. Quelques jours plus tard, un habitant de Montargis, Henri Lecerf, filme, avec sa caméra 9,5mm, ces deux villes après le passage du feu destructeur.

Durant ce mois de juin 1940, la débâcle de l'armée française est totale face à l'assaut allemand lancé le 10 mai 1940. Entre le 15 et le 19 juin, pour couper sa retraite et l'empêcher de franchir la Loire, l'armée allemande bombarde les villes situées au bord du fleuve.

Le samedi 15 juin 1940, vers 12h30, les premières bombes allemandes tombent sur Gien. L'église de son château est touchée, une partie du presbytère s'effondre. Un projectile tombe dans la cour du château et fait 19 morts. Les bombardements continuent le dimanche 16 juin en visant particulièrement le quartier du pont. Henri Lecerf filme une église Saint-Louis dont il ne reste que les murs (elle ne sera pas rebâtie) et toute la partie de la ville adossée au château et le centre commerçant détruits.

Le même 15 juin, vers 17h30, les bombardements allemands commencent également à frapper la ville de Sully-sur-Loire. Ils dureront jusqu'au 18 juin et détruiront quasiment toute la ville. Le film d'Henri Lecerf s'attache plus particulièrement au pont suspendu, détruit par l'armée française qui le fait exploser le 18 juin 1940. Il montre aussi, rapidement, le pont de chemin de fer intact, l'armée française n'ayant pas assez d'explosifs pour le faire également exploser.

Tandis que les bombes tombent sur Gien et Sully, le 17 juin le maréchal Pétain, nouvellement nommé à la tête du gouvernement, demande un armistice. Il sera signé le 22 juin et les combats cesseront le 25... alors qu'Henri Lecerf filme les dégâts causés par cette guerre éclair.

https://memoire.ciclic.fr/magazine/auto ... les-bombes


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