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 Sujet du message : Les justes de la SOMME
MessagePublié : mar. janv. 07, 2025 17:46 pm 
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Les justes de la SOMME


Dossier n°10342 - Juste(s) - Yad Vashem de Jérusalem
Année de nomination : 2004
VOIR : https://yadvashem-france.org/justes/nom ... r-charles/


LES JUSTES

Charles MONNIER
Année de nomination : 2004
Date de naissance : 28/04/1886
Date de décès : 19/01/1961
Profession : Garde Champêtre

Marie (Duhamel) MONNIER
Année de nomination : 2004
Date de naissance : 28/12/1887
Date de décès : 14/10/1972
Profession : mère au foyer

Localisation Ville : Beauchamps (80770)
Département : Somme
Région : Hauts-de-France

Année de nomination : 2004
Charles Monnier
Année de nomination : 2004
Date de naissance : 28/04/1886
Date de décès : 19/01/1961
Profession : Garde Champêtre
Marie (Duhamel) Monnier
Année de nomination : 2004
Date de naissance : 28/12/1887
Date de décès : 14/10/1972
Profession : mère au foyer

Localisation Ville : Beauchamps (80770)
Département : Somme
Région : Hauts-de-France


Personnes sauvées

M. WENIG Jacques
M. WENIG Roger

Le couple Marie et Charles MONNIER, sans enfants, résidait à Beauchamps (Somme). Charles était garde-champêtre. En 1938, ils avaient pris en nourrice Jacques WENIG, petit parisien de 2 ans et de santé fragile. En 1940, Les MONNIER, partis sur la route de l’exode, avaient renvoyé Jacques chez ses parents qui venaient juste d’avoir un second fils, Roger. Leur père, Juif étranger, fut arrêté en mai 1941, interné à Pithiviers et en juillet 1942, déporté à Auschwitz d’où il eut la chance de revenir. Restée seule avec ses deux garçons, leur mère s’adressa à nouveau aux MONNIER, rentrés chez eux entre temps. Le couple accepta de garder les deux enfants malgré la présence d’une garnison allemande dans le village et le fait qu’une partie de leur maison avait été réquisitionnée pour loger des soldats. Le couple vivait très modestement mais Charles réussissait toujours à obtenir de la farine, du sucre et du beurre pour nourrir «ses piots». Les garçons étaient présentés comme leurs petits-enfants alors que tous les habitants du village savaient pertinemment qu’ils n’avaient pas de descendants. Cette population fut solidaire. En octobre 1943, Jacques partit rejoindre sa mère qui avait trouvé un travail de cuisinière près de Compiègne. Il fut placé dans une autre famille nourricière tandis que Roger resta auprès des MONNIER jusqu’à la Libération. Les WENIG furent réunis après le retour des camps du père mais malheureusement sa femme mourut en 1949, affectée par les épreuves de la guerre et les pertes dans sa famille. Les MONNIER continuèrent à être les « grands-parents » des garçons ainsi que des enfants de M. WENIG remarié après le décès de sa première femme. Les WENIG ont rendu hommage à la bravoure et à la générosité de leurs sauveurs en apposant une plaque commémorative sur leur tombe en 1997.

Le 9 août 2004, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marie et Charles MONNIER le titre de Juste parmi les Nations.



Voir le sujet : Les justes de l’Oise
viewtopic.php?f=88&t=4611



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mar. janv. 07, 2025 18:16 pm 
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Charles MONNIER
Acte de Naissance de MONNIER Charles Henri Achille le 28 avril 1886 à Beauchamps (Somme)

VOIR :
Beauchamps : naissances, mariages, décès2E63/9 Archives de la Somme (page 5/144)
https://archives.somme.fr/ark:/58483/8r ... bff5464568

Mentions marginales :
"Par acte à Incheville en date du vingt-quatre septembre mil neuf cent dix MONNIER Charles Henri Achille a contracté mariage avec DUHAMEL Marie Jeanne

Charles MONNIER est décédé à Beauchamps le 19 janvier 1961


Charles MONNIER a combattu au sein du 87e régiment d'infanterie de la mobilisation générale le 2 août 1914 à sa démobilisation le 1er avril 1919.
Il a été cité à l'ordre du Rgt n° 356 du 29 novembre 1918.
"Bon soldat. A eu une très belle attitude au feu au cours des combats du 1er au 11 novembre 1918. S'est particulièrement distingué en assurant le ravitaillement des éléments avancés malgré les tirs ennemis et les difficultés du terrain."
Il est titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze.
On trouvera ci-dessous le lien vers son feuillet matricule
https://archives.somme.fr/ark:/58483/c0 ... 48a8d7dc45
Monnier, Charles Henri Achille, né le 28 avril 1886 à Beauchamps (Somme), classe 1906, matricule n° 1071, Bureau de recrutement d'Abbeville 1R977 Archives de la Somme


En 1911, il demeure à Incheville, rue Cantereine, canton de Eu. (Seine-Maritime).
En mars 1930, il réside Grande Rue à Beauchamps (Somme).


Marie DUHAMEL, épouse MONNIER
Année de nomination : 2004
Date de naissance : 28 décembre 1887 à Baromesnil (Seine-Maritime)
Décédée le 14 octobre 1972 à Beauchamps (Somme)



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 9:14 am 
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Bouzincourt


Clovis et Blanche HUBERT et leur fils Jacques HUBERT



Courrier Picard édition du 2 Avril 2016
SOMME Le dernier Juste, qui vivait à Bouzincourt, s’est éteint

Jacques Hubert vivait toujours à Bouzincourt, où ses parents avaient hébergé deux enfants juifs au milieu du siècle dernier. Ses obsèques ont lieu lundi 4 avril.



Jacques HUBERT est décédé mercredi 30 mars, dans sa 94e année. C’était le dernier Juste des nations de la Somme, un titre qu’il s’est vu remettre en 2001. Avec sa compagne, il lui arrivait de rendre visite aux écoliers, et aux collégiens, pour narrer « sa » Seconde Guerre mondiale aux jeunes générations.

Il avait 22 ans et vivait chez ses parents quand Clovis et Blanche, c’est leurs noms, ont accueilli deux Juifs, Albert et Suzanne, à la demande de la grande sœur de Jacques, Paulette, qui vivait à Paris.

Ainsi, les deux petits Zajderman ont échappé à la terrible rafle du Vel’ d’Hiv, en juillet 1942, où plus de 13 000 personnes, dont près d’un tiers d’enfants, ont été arrêtées à Paris et sa banlieue, puis presque tous assassinés.

Né à Conty en 1922

Jacques Hubert, né le 18 juillet 1922 à Conty, s’installe à Bouzincourt avec ses parents en 1925. Il a 18 ans quand les Allemands y entrent. Il est rapidement fait prisonnier. Cantonné à Cambrai (Nord), il s’évade peu de temps après et traverse la région pour rejoindre Bouzincourt, à vélo, avec une binette sur le dos, se faisant passer pour un ouvrier agricole, profession qu’il embrassera d’ailleurs ensuite.

À son retour, il travaille dans une boulangerie d’Aveluy et entre dans la Résistance. À la Libération, il est militaire, au grade de brigadier-chef.

À Bouzincourt, Clovis et Blanche HUBERT reçoivent donc ceux qu’ils présenteront comme leurs petits-enfants parisiens, Suzanne et Albert, renommé Charles. Seuls le maire, le curé et l’instituteur sont dans la confidence.

« Du sang Hubert dans les veines »

« J’avais 3 ans et demi, écrira Albert, et pendant toute cette période, j’ai le souvenir d’avoir été heureux et de n’avoir manqué de rien. J’en avais oublié ma véritable identité. Je faisais partie de la famille. J’accompagnais grand-père dans les champs, à la pêche, à la chasse . »

Jacques HUBERT racontait : « Les enfants ont mené une vie normale, ils n’allaient jamais seuls dans le village. Personne n’a jamais fait de commentaire à leur sujet. Albert a été malade et il a été transfusé avec mon sang. Ce qui lui fait dire aujourd’hui qu’il a du sang Hubert dans les veines . »

Bien des années plus tard, quand Albert Zajderman retrouve Jacques Hubert, il n’a de cesse de faire obtenir le titre de Juste des nations pour ce dernier, qui fut maire adjoint de Bouzincourt de 1977 à 1995, et ses parents.

Les obsèques religieuses de Jacques Hubert seront célébrées lundi 4 avril, à 14 h 30 à l’église de Bouzincourt.


VOIR : Jacques Hubert, dernier Juste picard
https://yadvashem-france.org/la-vie-du- ... te-picard/



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 9:23 am 
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LISTE DES JUSTES DE LA SOMME


BÉAL née MAGNIER Palmire - commune : Bouquemaison - date : 2002
BÉAL Paul - commune : Bouquemaison - date : 2002
COUVRET-DAMEVIN Pierre - commune : Argoules - date : 1989
GRAIN Roger - commune : Nesle - date : 2000
GRAIN née SEGUET Victorine - commune : Nesle - date : 2000
HUBERT Blanche - commune : Bouzincourt - date : 2001
HUBERT Clovis - commune : Bouzincourt - date : 2001
HUBERT Jacques - commune : Bouzincourt - date : 2001
LEVEUGLE née CARLEVARIS Angélina - commune : Amiens - date : 2000
MICHELIS Madeleine - commune : Amiens - date : 1998
MONNIER Charles - commune : Beauchamps - date : 2004
MONNIER née DUHAMEL Marie - commune : Beauchamps - date : 2004
PAPILLON Thérèse - commune : Argoules (Abbaye de Valloires) - date : 2016
ROSENTIEHL Alice - commune : Ailly-sur-Somme - date : 1996
VÉRITÉ née BACHELIER Renée - commune : Moyenneville (hameau de Bienfay) - date : 1995



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 9:26 am 
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Dossier n°7870A - Juste(s)
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/7870A/


Madeleine MICHELIS
Année de nomination : 1998
Date de naissance : 22/08/1913
Date de décès : 15/02/1944
Profession : Professeur agrégée de Lettres Classiques
Localisation Ville : Amiens
Département : Somme

sur Madeleine MICHELIS voir :
viewtopic.php?f=75&t=4209


Personne sauvée : Mme DALSACE (née BLOCH) Claude



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 9:44 am 
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Roger GRAIN


Reconnu Juste parmi les Nations.
Retrouvez son histoire en cliquant sur le N° du dossier : 8514
Année de nomination : 2000
Profession : Ouvrier d’usine
Localisation Ville : Nesle
Département : Somme
Date de naissance: 27 Juillet 1899
Date de décés: 04 Août 1960


Dossier n°8514 Juste parmi les Nations.
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/8514/

Les Justes
Année de nomination : 2000
Roger GRAIN
Année de nomination : 2000
Date de naissance : 27/07/1899
Date de décès : 04/08/1960
Profession : Ouvrier d’usine

Victorine (Séguet) GRAIN
Année de nomination : 2000
Date de naissance : 22/10/1898
Date de décès : 20/02/1979
Profession : sans profession

Localisation Ville : Nesle
Département : Somme


Personnes sauvées :

WLOSZCZOWSKI Robert

WLOSZCZOWSKI Roland

WLOSZCZOWSKI Charles

Mme WLOSZCZOWSKI Fajga

M. WLOSZCZOWSKI Fajbus


Cérémonie : Hôtel de ville de Nesle
Date de cérémonie de reconnaissance : 21 janvier 2001


L'histoire

Roger et Victorine GRAIN habitaient à Nesle (Somme). Roger était ouvrier industriel. Seule la cadette de leurs trois enfants, Mireille (Grain – Baillon), alors âgée de 19 ans, vivait encore chez ses parents. Les liens entre les familles GRAIN et WLOSZCZOWSKI dataient de l’été 1941. Charles et Robert WLOSZCZOWSKI avaient été envoyés à Nesle avec leur école, pour y passer les vacances scolaires, à l’initiative du Secours National. Les deux garçons avaient été accueillis par la famille GRAIN. Après leur retour de vacances à Paris, les parents, Lajbus, ouvier industriel à Saint-Denis, et Fajga WLOSZCZOWSKI, installés en France depuis 1931, ont continué à entretenir des liens amicaux avec Roger et Victorine GRAIN. Le jour de la rafle du Vel’ d’Hiv’, le 16 juillet 1942, Madame Delagne, la concierge de l’immeuble où habitait la famille WLOSZCZOWSKI, les prévint de l’arrivée de la police et les cacha dans une mansarde du dernier étage. A la demande des parents WLOSZCZOWSKI, Monsieur Michaud, un voisin, fit le voyage jusqu’à Nesle, pour demander aux GRAIN d’héberger leurs trois enfants. Roger et Victorine donnèrent leur accord malgré les risques encourus. Leur fils était dans la Résistance et la Somme était un département particulièrement surveillé à cause de sa proximité du littoral. Roger et Victorine GRAIN, avec l’aide de leur fille Mireille, hébergèrent et nourrirent les trois garçons pendant deux ans jusqu’à la fin de la guerre, sans aucune rémunération. Charles, 11 ans, et Robert, 10 ans, fréquentèrent l’école communale de Nesle, et Roland, 4 ans, l’école maternelle, sous le nom de famille de GRAIN. Seuls le curé et l’instituteur du village étaient au courant de leur véritable identité. Robert a témoigné que les GRAIN les ont considérés comme leurs propres enfants.

Pendant les trois derniers mois de la guerre, Lajbus et Fajga WLOSZCZOWSKI qui vivaient jusqu’alors à Paris dans la clandestinité la plus complète, ont rejoint leurs enfants chez la famille GRAIN. Ces derniers les ont hébergés et cachés jusqu’à la Libération. Les deux familles ont maintenu des relations chaleureuses après la Libération.

Le 24 mai 1999, Yad Vashem a décerné à Roger & Victorine GRAIN le titre de Juste des Nations.




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 14:57 pm 
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Pierre COUVRET-DAMEVIN


Pierre Couvret-Damevin
Reconnu Juste parmi les Nations.
Dossier N° : 4163
Année de nomination : 1989
Profession : Employé dans un centre médical
Localisation : Argoules
Département : Somme


Personne sauvée : PULVER Jacques


Dossier N° : 4163 - Comité français pour Yad Vaschem
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/4163/


Né en 1915, Pierre COUVRET, perdit tôt ses parents et fut élevé par sa mère adoptive, Germaine Damevin. Enfant, il fit partie des scouts de France; devenu adulte il partit à l’armée. Il y rencontra Jacques PULVER, un jeune juif de son âge. Après leur démobilisation, ils continuèrent à se voir de temps en temps. En 1943, La Sixième, l’organisation clandestine juive qui se consacrait au sauvetage des enfants dans toute la France mais particulièrement à Paris, fit de Jacques PULVER le responsable de ses activités secrètes. Il devenait par la même la cible de la police. Ayant réussi plusieurs fois à échapper de justesse à l’arrestation, il comprit qu’il ne pourrait continuer sans faux papiers. Il s’adressa donc à Pierre COUVRET, qui habitait alors Valloires, dans la Somme, et qui travaillait dans un centre médical. Lorsque Pierre eut entendu son histoire, il lui donna ses propres papiers et pour assurer à son ami une protection plus complète, il lui remit également son certificat de baptême, des cartes d’alimentation et plusieurs autorisations de circuler. Il prenait ainsi un risque énorme, car si Jacques était arrêté par suite de ses activités clandestines, lui même le serait aussi. Germaine Damevin, sa mère adoptive, qui demeurait toujours à Paris, cacha à plusieurs reprises, Jacques PULVER chez elle, prenant elle aussi des risques considérables.

Le 7 mai 1989, Yad Vashem a décerné à Pierre COUVRET le titre de Juste des Nations.


Pierre Eugène COUVRET-DAMEVIN
né le 26 octobre 1915 à Paris (19e arrondissement)
décédé le 25 janvier 1999 à Saint-Clément (Yonne) à l'âge de 83 ans.
https://www.deces-en-france.fr/resultat ... rre-eugene



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 15:45 pm 
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Bouquemaison


Dossier n°9814 - Justes - Comité français pour Yad Vaschem
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/9814/


Année de nomination : 2002
BÉAL née MAGNIER Palmire
BÉAL Paul


Palmire (Magnier) BÉAL
Année de nomination : 2002
Date de naissance : ???
Date de décès : 31/08/1970
Profession : cultivatrice

Paul BÉAL
Année de nomination : 2002
Date de naissance : 16 août 1885
Date de décès : 17 janvier 1960
Profession : Cultivateur

Localisation : Bouquemaison
Département : Somme


Personnes sauvées :

M. RAKHOWITZ Raymond
M. RAKHOWITZ Léon


Cérémonie :

BOUQUEMAISON
Date de cérémonie de reconnaissance : 2 mai 2004



L'histoire

Palmire et Paul BÉAL, grands parents au moment des faits, étaient agriculteurs à Bouquemaison (Somme). Raymond RAKHOWITZ, 21 ans ½, qu’ils sauvèrent de la déportation a témoigné que Palmire : « …grande patriote, veuve de guerre [de 1914-1918], ne supportait pas l’occupation du sol français par les Allemands et leurs exactions… [Elle] a agi tout naturellement pour essayer de sauver un petit voisin ainsi que son père dans l’adversité du fait de l’ennemi ». Léon RAKHOWITZ vétéran de 1914-1918, s’était installé avec sa famille à Bouquemaison en 1927. Leur maison était voisine de celle des BÉAL avec lesquels ils entretenaient de bonnes relations ainsi qu’avec les autres habitants du village. Le 7 janvier 1944, des policiers allemands se présentèrent au domicile des RAKHOWITZ. Léon travaillait aux champs et sa fille Ginette était absente. Raymond, souffrant de tuberculose pulmonaire, était allité au second étage. Il entendit les policiers ordonner à sa mère de préparer sa valise et de les suivre. Discernant un accent allemand, Raymond, encore en pyjama, sauta par la fenêtre côté jardin, contourna un tas de fumier, enjamba une haie épineuse pour aller frapper à la porte des BÉAL. Il expliqua à Palmire, surprise, que les Allemands étaient à son domicile. Elle l’accueillit immédiatement et le cacha dans son lit. Entre temps, Ginette, rentrée au moment où les Allemands emmenaient sa mère, fut arrêtée elle aussi. Toutes deux furent déportées et mises à mort à Auschwitz. Léon apprit l’arrestation de sa femme et sa fille le soir, au retour de son travail. Paul et Palmire hébergèrent gracieusement le père et le fils pendant plusieurs jours, le temps qu’ils ménagent une cachette sûre chez des parents proches dans la région parisienne. Un voisin cultivateur, Jules DEVILLERS, transporta les fugitifs dans sa voiture hippomobile jusqu’à la gare. Plus tard, Léon décida de retourner à Bouquemaison où il fut employé comme ouvrier agricole. Raymond qui a survécu ainsi que son père évoque la solidarité sans faille de tous leurs voisins proches. Ils ont gardé une reconnaisance particulière à l’égard de Paul et Palmire qui leur tendirent une main généreuse à un moment critique.

Le 20 octobre 2002, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Palmire et Paul BÉAL le titre de Juste parmi les Nations.


Le témoignage

En 1944, la famille Rakhowitz : les parents, Loeb et Ferdinande plus les 2 enfants, Ginette et Raymond (né en 22) habitent à Bouquemaison (Somme) depuis 17 ans. Le 7 janvier 44, la Gestapo se présente à leur domicile pour les arrêter tous les 4. Le père se trouvait aux champs où il travaillait, la jeune fille était en courses dans le village. Raymond était couché dans sa chambre car malade.
Sans prendre le temps de passer un vêtement, Raymond s’enfuit par la fenêtre de sa chambre et se réfugie chez une voisine, Mme Beal. Il y sera rejoint par son père (sa mère et sa soeur ne peuvent échapper à la Gestapo). Ils pourront rester chez les Beal durant 3 à 4 jours, logés, nourris gratuitement.
Grâce à un autre voisin, M. Devillers, ils rejoindront la gare voisine pour se rendre à Paris. Ils seront sains et saufs tous les deux.




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : mer. janv. 08, 2025 16:06 pm 
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Dossier n°8757 - Juste - Comité français pour Yad Vaschem
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/8757/

Angelina DENISE LEVEUGLE, Juste parmi les nations à Amiens


LEVEUGLE née CARLEVARIS Angélina
commune : Amiens
date : 2000

Angélina (Carlevaris) LEVEUGLE
Année de nomination : 2000
Date de naissance : 01/01/1920
Date de décès : 16/01/2010
Profession : Employée de Mairie
Localisation Ville : Amiens
Département : Somme

Personnes sauvées :

Mme BONSTAT (née SZUMELEWICZ) Chana

Mme BONSTAT Hélène

Mme LEWIN (née BONSTAT) Rachel


Angélina LEVEUGLE, née Carlevaris à Forni Avoltri en Italie, habitait chez ses beaux-parents à Amiens (Somme), au moment de l’invasion allemande. En 1942, Raymond Bertoux, employé de la S.N.C.F. au dépôt d’Amiens, s’adressa à Angélina pour lui demander d’héberger deux fillettes d’origine juive, Rachel BONSTAT, 8 ans, et sa soeur Hélène, 3 ans. Angélina LEVEUGLE, elle-même âgée de 20 ans et mère d’un petit garçon de 2 ans, accepta et prit en charge les deux fillettes à la gare du Nord à Paris, à l’occasion d’une rencontre arrangée par l’intermédiaire de Raymond Bertoux, ami des deux familles. Angélina LEVEUGLE hébergea les deux fillettes chez elle à Amiens et les inscrivit à l’école des sœurs catholiques de la ville « La Sainte Famille ». Mr. BONSTAT, le père, et le fils, Joseph, s’étaient enfuis en zone libre alors qu’Anna BONSTAT, la mère, demeura à Paris. La menace des déportations la poussa pourtant à demander à se cacher avec ses filles. Angélina LEVEUGLE accepta. Elle était employée de mairie, à Rivery–les–Amiens, la banlieue de la ville. Son travail à la mairie lui permit de fournir à ses trois protégées de « vrais » faux papiers d’identité, faisant d’elles des françaises nées en Algérie, et des tickets de ravitaillement. Malgré les dangers, elle continua à héberger et à protéger Anna, Rachel et Hélène BONSTAT jusqu’à la fin de la guerre, sans rémunération aucune. Toute la famille a été sauvée.

Le 26 janvier 2000, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Angélina LEVEUGLE le titre de Juste parmi les Nations.



Angelina DENISE LEVEUGLE, Juste parmi les nations à Amiens
https://www.centre-memoire-amiens-citad ... miens.html




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : jeu. févr. 06, 2025 16:42 pm 
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ROSENTIEHL Alice - commune : Ailly-sur-Somme - date : 1996
Dossier n°7203 - Juste -
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/7203/

Profession : Directrice de la crèche et de la garderie d’enfants d’une entreprise locale
Alice ROSENTIEHL, qui habitait Ailly-sur-Somme, était chargée de la crèche et de la garderie d’enfants d’une entreprise locale. En juillet 1943, Mme Neumann, une amie d’enfance qui était assistante sociale à Marseille, fit appel à elle. Elle avait épousé un poète autrichien juif et leur bébé de quatre mois, Samuel, avait été circoncis, ce qui la plongeait dans une grande inquiétude, et elle souhaitait le mettre en sécurité chez son amie. Alice ne déçut pas son attente. Elle partit pour Marseille, distante de près de mille kilomètres, et en ramena le bébé après un voyage éprouvant sous les bombardements. Pendant les deux années qui suivirent, elle prit soin du petit Samuel avec affection et dévouement. Durant la journée, il était à la crèche; le soir, elle le prenait chez elle. Après la guerre, la famille Neumann put se réunir. Un autre fils naquit et les Neumann s’installèrent en Israël. Cependant, quelques années plus tard, le couple se sépara. Samuel et son père restèrent en Israël tandis que Mme Neumann et son plus jeune fils regagnèrent Paris. Samuel grandit sans savoir comment il avait été sauvé sous l’Occupation. A l’âge de 53 ans, marié, père de famille, il se rendit à Paris pour voir son frère. C’est alors qu’il découvrit, dans le bureau de sa mère, décédée quelques années auparavant, un paquet de vieilles lettres. Parmi elles se trouvaient de nombreux messages de condoléances envoyés après la publication de la notice nécrologique. Alice Rosenstiehl avait écrit deux fois, sans recevoir de réponse. Trés ému, Samuel se rendit à Ailly en compagnie de sa fille auprès de l’amie de sa mère. Il découvrit alors l’histoire de sa petite enfance. Lorsqu’il demanda à Alice pourquoi elle avait pris un tel risque, elle lui dit simplement « parce que mon amie me l’a demandé. » Visiblement trés émue elle aussi par cette rencontre, Alice ne put retenir ses larmes. Elle ajouta en embrassant Samuel, « Mon petit Samy, tu as été mon fils. Pendant deux ans, tu as été un fils pour moi. » Elle évoqua également les hauts faits de sa mère, qui avait fait de la Résistance.

Le 24 juin 1996, Yad Vashem a décerné à Alice Rosenstiehl le titre de Juste parmi les Nations.


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En 1990, Jacques BÉAL, dans son livre, "Hommes et Combats en Picardie, 1939/1945", avait consacré le début d'un chapitre "Vivre la guerre", à Alice ROSENTIEHL, (pages 95 et 96), à la détermination de cette Dame.
Extrait "Dans un cahier à couverture rouge intitulé "23 septembre 1939 - 5 septembre 1945 - Jours de tristesse et de joie", est relatée, au jour le jour, la vie sous l'occupation dans la crèche des établissements Carmichaël, une importante filature d'Ailly-sur-Somme. Ce journal tenu avec une application rigoureuse restitue les angoisses de cette jeune femme d'origine alsacienne pour les enfants dont elle a la charge, ses colères contre les Allemands qui occuperont un temps les locaux du jardin d'enfants..."
Plusieurs extraits de ce cahier émaillent le propos de Jacques BÉAL




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : jeu. févr. 06, 2025 17:14 pm 
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PAPILLON Thérèse

Thérèse Papillon est née le 10 septembre 1886 à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) dans une famille de la bourgeoisie catholique et nationaliste. Elle reçut une formation d'infirmière et devint professeur à l'école d'infirmière de sa ville.

commune : Argoules (Abbaye de Valloires)
Thérèse PAPILLON, est décorée de la Médaille des Justes

VOIR sur elle :
https://yadvashem-france.org/la-vie-du- ... es-justes/

Ce vendredi 16 juin 2017, à Argoules, Thérèse Papillon, femme de bonté, fondatrice de l’association de Valloires, accueillant des enfants déshérités, sera décorée à titre posthume.

Un hommage sera rendu ce vendredi 16 juin, à Thérèse PAPILLON, fondatrice, en 1922, de l’Association de Valloires, à Argoules, qui existe et fonctionne toujours à cet endroit. Elle recevra, à titre posthume, le diplôme d’honneur de la Médaille des Justes parmi les nations, qui est « remis aux personnes non juives, qui ont sauvé des Juifs sous l’Occupation, au péril de leur vie ».
Ce qui fut le cas de Thérèse PAPILLON. Durant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle accueillait, dans l’Abbaye, des enfants déshérités, elle a aussi hébergé des enfants juifs. Ils ont ainsi pu échapper à un funeste destin. Parmi eux, le jeune Joseph Kleinhandler, qui a séjourné à Valloires, de 1942 à 1944

Son frère Jean, aumônier de l’Abbaye et prêtre de la paroisse (Ndlr : décédé accidentellement en 1957), est resté à ses côtés, pour accueillir, en permanence, ces enfants pré-tuberculeux. Et ce, jusqu’en 1974.

Thérèse PAPILLON a ainsi été surnommée « la bonne dame de l’Authie » en écho à son dévouement, qui lui a valu d’être entourée de nombreuses infirmières. Thérèse PAPILLON s’est éteinte en 1983, à l’âge de 97 ans. Elle a été inhumée avec son frère, dans la chapelle absidiale de l’église.

Joseph Kleinhandler, sauvé de la barbarie allemande

Décédé en 2001, Joseph Kleinhandler avait laissé des récits, racontant comment lui, enfant juif polonais, s’était exilé en France avec ses parents et avait été confié à la Croix-Rouge de Lens (Nord) par ceux-ci, avant leur déportation à Auschwitz (Pologne). Après un court séjour dans le Jura, le jeune garçon est arrivé, avec trois autres enfants juifs, à Valloires, où Thérèse PAPILLON les a accueillis. Elle les a « débaptisés ». Joseph Kleinhandler est devenu Joseph Petit. Ces trois enfants sont restés cachés parmi 350 enfants malades, cohabitant avec des officiers allemands. « C’est un endroit de tristesse, de solitude, d’insécurité », écrira le gamin de 10 ans. En 1947, Joseph Petit, grâce au petit carnet d’adresses que lui avait confié son père, a retrouvé des cousins en France d’abord, puis aux USA, où il s’est installé et s’est marié (lire Courrier picard du 26 octobre 2014). Ce 16 juin, son fils, Abraham, accompagné de son épouse, plusieurs autres membres de la famille, tous américains, seront présents à la cérémonie.

Article lié au Dossier : 13210
Voir la Vidéo qui accompagne l'article ci-dessus


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Dossier n°13210 - Juste
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/13210/

Thérèse PAPILLON
Année de nomination : 2016
Date de naissance : 10/09/1886
Date de décès : 21/03/1983
Profession : Directrice de l’Abbaye de Valloires
Localisation Ville : Argoules
Département : Somme


Personnes sauvées

M. Bonszyfer Jules
M. Kleinhandler Joseph
Mme Bonszyfer Mina



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Les justes de la SOMME
MessagePublié : sam. févr. 08, 2025 10:28 am 
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VÉRITÉ née BACHELIER Renée

commune : Moyenneville (hameau de Bienfay) (Somme)

Renée VÉRITÉ née BACHELIER
Lieu de la remise : Mairie de Moyenneville
Particularité : Mère de 2 enfants
Profession : cuisinière dans un orphelinat d’enfants

N° du dossier : 6559
https://yadvashem-france.org/justes/nom/verite-renee/
&
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/6559/

Personnes sauvées

M. Cukierman Salomon
M. Hagmann Léon
Mme Beder Ruth
Mme Beder Félicia


Lieu porteur de mémoire
Rue Renée Vérité à Bienfay, commune de Moyenneville
Cérémonie : Mairie de Moyenneville (Somme)
Date de Cérémonie de reconnaissance: 20 Février 2005

Extrait :
Jusqu’à la fin de l’année 1942, l’organisation juive « rue Amelot » géra divers homes et orphelinats pour enfants à Paris et dans ses environs. Renée Vérité, une veuve mère de deux enfants, était cuisinière dans l’un de ces établissements, un orphelinat situé à La Varenne Sainte Hilaire. Lorsque l’orphelinat dut fermer ses portes en 1943, les enfants n’y étant plus en sécurité, Renée retourna chez elle à Bienfay (Somme) près de Moyenneville, avec dix des petits pensionnaires, qu’elle éleva dans sa modeste maison avec ses deux enfants. Pendant près d’un an, jusqu’à la Libération, Renée s’occupa d’eux avec sollicitude, en veillant à ce qu’ils soient bien nourris et les envoya à l’école du village. A la Libération, l’orphelinat rouvrit ses portes et Renée reprit son poste de cuisinière. L’un des enfants qui avaient eu la chance d’être pris en charge par cette femme au grand cœur était Salomon Cukierman, alors âgé de six ans, qui partit plus tard s’installer en Israël. Il a évoqué le courage et la générosité de Renée Vérité dans son témoignage.

Le 2 avril 1995, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Madame Renée Vérité le titre de Juste parmi les Nations.




Cordialement
Eric Abadie


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