L'abbé Alfred CARONActe naissance d'
Alfred Augustin Robert Joseph Henri Louis CARONné le quinze mars 1909 à Amiens
fils de Augustin Robert CARON et de Julie Sophie Amélie AZEMBERG
mention marginale :
Décédé en Allemagne le six mars mil neuf cent quarante cinq - jugement déclaratif de décès du tribunal d'Abbeville en date du vingt-sept avril mil neuf cent cinquante-quatre. "Mort pour la France" mentionné le 13 août 1954Sources : archives de la ville d'Amiens - cote 2E1005 acte 394 (vue 101)
Base des morts en déportation (1939-1945)
Alfred CARONDécédé le 6 mars 1945 (Allemagne)
Né le 15 mars 1909 à Amiens (80 - Somme, France)
35 ans, 11 mois et 22 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 433 462
Titres, homologations et services pour faits de résistance
Alfred Auguste CARONNé le 15-03-1919 (sic) à Amiens (Somme)
Famille résistance :
déportés et internés de la résistance (DIR)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 107573
Base des médaillés de la résistance
Alfred Auguste CARONNé le 15 mars 1909 à Amiens (Somme)
Date du décret : 29/11/1958
Date de publication au JO : 06/12/1958
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération
Extrait du bulletin paroissial mensuel de Saint-Honoré d'Amiens n° 147 de novembre 1947.
Celui-ci se trouve si je me souviens bien dans un dossier conservé à la Bibliothèque d'Amiens contenant diverses pièces sur la Résistance en Picardie.
Issu d'une honorable famille amiénoise, l'abbé Alfred
CARON, curé de Friville, était surveillé de très près par la Gestapo pour son activité patriotique et particulièrement pour l'aide apportée aux réfractaires.
Le 12 novembre 1943, il put échapper aux policiers allemands venus pour l'arrêter. Ayant franchi la ligne de démarcation, il se dirigea vers le Sud, espérant atteindre l'Espagne et l'Afrique du Nord.
Arrêté à Biarritz, relâché, il fut arrêté une seconde fois à deux pas de la frontière et dirigé sur Compiègne. Le 27 janvier 1944, il fut du nombre des 2.000 malheureux que les Allemands entassèrent une fois de plus au nombre d'une centaine dans des wagons. Huit de ses camarades avaient pu s'échapper en sautant du train ; il essaya de faire comme eux, mais il ne le put en raison de la vitesse du convoi.
Arrivé à BUCHENWALD, l'abbé
CARON eut à souffrir, comme tous les déportés, de la faim, du froid et des brutalités de ses gardiens.
Le 12 mars, il fit partie d'un contingent de 2.000 "zébrés" rassemblés pour l'un des camps d'extermination les plus redoutés, DORA, où il fut affecté à des travaux de terrassement.
Fin septembre 1944, il fut envoyé à ERLICH, enfer qui ne le édait en rien à celui de DORA. Epuisé, réduit à un état de maigreur extrême, il fut atteint d'une double congestion pulmonaire et de dysenterie...
.../
Dès le mois de Mai 1940, l'abbé
CARON avait fait l'objet d'une citation dans laquelle il était dit : "
Est resté le dernier sur la barricade pour protéger par le feu le repli de ses camarades."
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VOIR :
Alfred CARON de Friville-Escarbotin
https://www.centre-memoire-amiens-citad ... botin.htmlCordialement
Eric Abadie