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| LES MOISSONS https://picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?f=31&t=4939 |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 31, 2026 10:55 am ] | ||
| Sujet du message : | LES MOISSONS | ||
LES MOISSONS Les moissons ("Ech moès d'eut" est la période des moissons en langue picarde) sont un moment important dans un monde rural en Picardie encore prégnant dans cette première moitié du XXe siècle. Les travaux nécessitent une main-d’œuvre nombreuse dans les campagnes tournées vers les cultures céréalières telles que le Santerre, le Vermandois, le Soissonnais ou encore le Plateau Picard. Il convient donc de se pencher sur ce thème pendant les années de guerre. AOÛT 1944 LA MOISSON On peut la considérer comme achevée dans la région de Péronne. Les cultivateurs ont pu la rentrer sans être gênés par la pluie. Plusieurs d'entre eux n'ont pas hésité à demeurer dans les champs jusqu'à la tombée de la nuit pour charger les dernières charrettes que traînaient ensuite, attelés ensemble, des chevaux et des bœufs. Fréquemment, ces derniers sont les plus nombreux, mais il est certain qu'après guerre, on ne les utilisera plus comme bêtes de trait. Dans quelques temps, on s'occupera de l'arrachage des pommes de terre et ensuite des betteraves. Souhaitons que ces travaux s'effectuent dans d'aussi bonnes conditions atmosphériques que les premiers. Le Progrès de la Somme, édition du jeudi 24 août 1944 ======================================================== La fin des moissons est toujours marquée, dans ces années 1940, par un geste ancestral et immuable dans les campagnes. Au sommet des ridelles du dernier chariot rentrant les gerbes de blé, trône un bouquet de fleurs des champs, symbolisant l'abondance de la récolte présente. ======================================================== Voici dans un département voisin (département du Nord) une analyse réaliste de la situation : POUR ASSURER NOTRE PAIN QUOTIDIEN IL FAUT BATTRE 150.000 QUINTAUX DE BLÉ PAR MOIS. La moisson vient de se terminer dans le Nord, au milieu de circonstances climatériques exceptionnellement favorables, mais d’autres circonstances matérielles plus difficiles ont dû être surmontées par les cultivateurs. Tous les renseignements concordent pour dire que le blé de la récolte dernière est maintenant presque complètement épuisé ; c'est donc sur la récolte de 1944 que nous devrons prélever la farine de notre prochain ravitaillement en pain. Cette soudure se fera, mais il faut battre sans tarder. Il est aujourd'hui certain que de l’exécution rapide des premiers battages dépend l’alimentation en pain de la population du département, dès la fin de ce mois. Les services administratifs ont pris toutes mesures pour doter les entrepreneurs de battage des moyens qui leur sont nécessaires et faciliter l’exécution de leur tâche. Ces entrepreneurs doivent obligatoirement nous fournir les 150.000 quintaux nécessaires chaque mois. De leur rapidité et de leur bonne volonté uniquement dépend le seul ravitaillement en pain de nos villes et de nos campagnes. Il faut battre et battre sans tarder. Il faut battre au minimum 150.000 quintaux chaque mois pour que nous puissions continuer à manger du pain. Le Grand écho du Nord de la France - édition du 20 août 1944 Cordialement Eric Abadie
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 31, 2026 14:21 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS UN CHEVAL PROVOQUE L’EXPLOSION DUNE TORPILLE Dans l'après-midi de jeudi, vers 16 heures, M. CORSYN Jean, 19 ans, cultivateur à Dury-les-Amiens passait, chemin de Rumigny, conduisant un chariot attelé de quatre chevaux et chargé de blé. L'un des chevaux heurta du pied une torpille à ailettes gisant sur le sol et provoqua l'explosion de l'engin. M. CORSYN, par un hasard extraordinaire, sortit indemne de l'affaire, mais deux des quatre chevaux furent tués. Le Progrès de la Somme, édition du dimanche 13 et du lundi 14 août 1944 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 31, 2026 16:00 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS RÉGLEMENTATION DU GLANAGE Il est formellement interdit de glaner dans les champs qui ne sont pas entièrement débarrassés de leurs récoltes. Une surveillance spéciale sera exercée et des procès-verbaux seront dressés contre les délinquants. Le Progrès de la Somme, édition du 30 juillet 1944 ===================================================== UNE MEULE DE BLÉ INCENDIÉ(E) A MANICOURT Une meule de blé ainsi que tout le matériel de battage ont été brûlés dans une ferme de Manicourt, dans l'arrondissement de Montdidier. 125 à 130 quintaux de blé ont été complètement perdu. On pense qu'il s'agit d'un acte de banditisme. Le Progrès de la Somme, édition du samedi 22 juillet 1944 ======================================================= Le Petit Parisien : journal quotidien du soir édition du samedi 15 et du dimanche 16 juillet 1944 PREMIÈRES MOISSONS DANS LA SOMME Péronne. - Malgré l'inclémence de la température, les premiers travaux de la moisson ont commencé. C'est ainsi qu'à Cléry-sur-Somme, on vient de couper les premiers champs d'orge. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 31, 2026 16:45 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS 1943 BATTAGE ET LIVRAISONS DES CÉRÉALES PANIFIABLES * Le Comité départemental des céréales de la Somme rappelle aux producteurs de céréales panifiables la nécessité impérieuse pour eux, dans les circonstances actuelles, d'en effectuer la récolte dès maturité et d'assurer le battage et la livraison de leurs premiers hectares rentrés dans le plus bref délai possible Il est certain que chacun aura à cœur d'accomplir son devoir, afin d'aider grandement à une soudure que tous savent difficile à réaliser. Le Progrès de la Somme, numéro 23017, édition du samedi 10 juillet 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme * Le blé, le seigle et l'épeautre sont les seules céréales panifiables dont la qualité boulangère permet d'obtenir un pain volumineux, avec une mie blanche et une croûte croustillante. =========================================================== Union régionale corporative agricole Bon de priorité des chevaux Les cultivateurs qui ont fait une demande de bon de priorité et qui n'ont pas encore obtenu satisfaction ont tout intérêt à acheter des bœufs. Par suite de la sécheresse qui sévit dans certains départements du sud-ouest, la possibilité nous est offerte d'acheter des bœufs à des prix très intéressants. Les cultivateurs qui ont besoin de bœufs doivent adresser immédiatement une demande à leur syndic de district en indiquant l'âge et la force des bœufs qu'ils désirent. L'Union Régionale Corporative agricole de la Somme transmettra ensuite ces demandes à la Direction des Services Agricoles qui délivrera les autorisations d'achat nécessaires. Le Progrès de la Somme, numéro 23019, édition du mardi 13 juillet 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 31, 2026 19:02 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS 1943 L'organisation des battages dans la région (exemple de la région de Doullens) ...A l'intérieur des zones de travail qui sont les leurs, les entrepreneurs agrémentés doivent, avant tout commencement d'exécution, obtenir de la commission cantonale l'ordre dans lequel ils opéreront dans les communes de leurs secteurs. Cet ordre doit être établi de manière que les travaux de battage soient effectués par priorité dans les communes sinistrées et de manière que les déplacements de matériels soient réduits au minimum. A l'intérieur de chaque commune, comprise dans sa zone d'activité, l'entrepreneur doit, avant tout commencement d'exécution obtenir du maire ou du syndic l'itinéraire qu'il devra suivre. Cet itinéraire doit être établi de telle manière que le battage s'effectue par priorité : 1° dans les exploitations agricoles dont les bâtiments de logement des récoltes ont été détruits par faits de guerre, ou sont insuffisants ; 2° dans les exploitations agricoles dont le chef d'entreprise ou le personnel permanent se trouvent dans l'impossibilité d'assurer leur travail normal, du fait de la guerre (femmes de prisonniers, veuves de guerre) ; 3° dans les exploitations agricoles ayant souscrits des contrats de fourniture de semence, sous réserve que les semences produites répondent aux conditions fixées par le décret du 7 avril 1937. Deux ou trois passages de l'entrepreneur peuvent être prévus dans une même commune. Lors du premier passage la durée maximum de travail effectif sera de une journée de 10 heures par 20 hectares emblavés en céréales, avec maximum de trois jours par exploitation. Dans chaque exploitation la totalité des céréales devra être battue par le même entrepreneur. Les maires afficheront dans leur commune le plan et les dates marquant le début et la fin des battages. Le Progrès de la Somme, numéro 23039, édition du vendredi 6 août 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 9:47 am ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS VOL DE RÉCOLTES De nombreux vols de récoltes étant fréquemment commis la nuit, la surveillance fut exercée par les gendarmes qui surprirent H... C..., ... ans, alors qu'il opérait aux préjudice de cultivateurs de ... Au domicile du voleur, on découvrit quantité de gerbes de blé et d'avoine que l'enquête détermina la propriété de ... Le Progrès de la Somme, numéro 23042, 10 août 1943259PER307Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 10:14 am ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS 1943 L'année 1943 est marquée par une série des mesures astreignantes dont la plus connue est l'instauration du Service du Travail Obligatoire. Le monde agricole n'échappe pas à cette politique directive qui cherche à encadrer tant la jeunesse que les prix et le bon approvisionnement en pain de la population. On sent dans tous les écrits de cette période de guerre, une certaine fébrilité de la part des autorités qui redoutent que le pays ne soit confronté à une crise du blé et du pain aux approches de la soudure (cette période que redoutaient tant la royauté que les paysans des XVIIe et XVIIIe siècles). Le leitmotiv semble être la recherche d'un épisode où les moissons seraient rapidement faites avec un enchaînement prompt et accéléré avec les battages des récoltes céréalières. Il est donc indispensable de disposer d'une main d’œuvre suffisante et bon marché alors que beaucoup d'hommes mûrs appartenant au secteur agricole demeurent prisonniers en Allemagne dans les camps de prisonniers de guerre. ========================================================== l’Éducation nationale va aider cet été l'Agriculture. Comment ? En mettant à la disposition des cultivateurs de France nos garçons de seize à vingt ans, ainsi que leurs jeunes maîtres. Car nul n'ignore que les besoins de la terre vont être cette saison considérables, puisqu'on escompte une belle moisson si rien ne vient contrarier les prévisions. La loi du 31 décembre 1941, portant réquisition de travailleurs exceptionnels pour les exploitations agricoles a dû subir de ce fait diverses modifications rendues nécessaires par la création d'un service obligatoire du travail, d'un commissariat au travail obligatoire, pour que par des mesures prises pour la relève des prisonniers. Selon les instructions qui vont être adressées aux préfets, le département devra, en principe, pour le recrutement de la main-d'œuvre agricole d'appoint, se suffire à lui-même. Mais. dès maintenant, le recensement des élèves et étudiants de seize à vingt ans est en cours dans les facultés, lycées, collèges et écoles. La visite médicale de tous les jeunes gens requérables et volontaires est prochaine, dans les mêmes conditions que l'an dernier. Le Petit Parisien : journal quotidien du soir - édition du 9 juin 1943 ========================================================== Un éditorial très influencé par la rhétorique maréchaliste prônant les bienfaits de la "Révolution Nationale" et du retour à la terre est intitulé "Les citadins aux champs", le journaliste du Progrès de la Somme indique : Un grand nombre de requis pour le travail civique rural sont déjà partis. Chaque jour, d'autres vont les rejoindre aux champs, où ils vont participer aux travaux de la moisson, qui s'annonce particulièrement belle cette année... Le Progrès de la Somme, numéro 23045, 13 août 1943 - 259PER307Archives de la Somme ========================================================== LES CÉRÉALES DANS LE PAS DE CALAIS Dans le Pas-de-Calais, la moisson est terminée et le blé ne tardera plus à être rentré. Dans l'ensemble, la récolte se présente comme une des meilleures depuis 1938. La moyenne des bonnes années, d'après les statistiques officielles, est de 25 quintaux à l'hectare. Ce taux paraît devoir être dépassé dans les grandes exploitations où la "fumure" n'a fait que partiellement défaut, pour atteindre en certains endroits 30 à 45 quintaux. En général, le blé est bien venu, l'épi grenu, le grain lourd et de belle consistance. Il est encore prématuré d'avancer des chiffres, car les battages sont seulement commencés. Néanmoins, on se montre, d'ores et déjà, satisfait de la récolte de 1943. Le Progrès de la Somme, numéro 23053, 22 - 23 août 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 14:16 pm ] | ||
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS | ||
LES MOISSONS 1942 La peine de mort contre les incendiaires de récoltes Vichy, 9 juillet. Le gouvernement vient de prendre une mesure exceptionnellement sévère, et qui répond aux nécessités vitales du moment, contre les auteurs d'incendies volontaires de récoltes. Ce crime, que le code pénal frappait jusqu'à présent de la peine des travaux forcés, sera désormais puni de la peine de mort. Cette loi est applicable à partir d'aujourd'hui. En voici le texte : Quiconque aura volontairement mis le feu, soit à des récoltes sur pied, soit à des pailles, fourrages ou récoltes en tas ou en meules, sera traduit devant le tribunal d’État et puni de la peine de mort. Le Progrès de la Somme, numéro 22711, 11 juillet 1942 - 259PER301 - Archives de la Somme
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 15:12 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS TARIF DES BATTAGES Par arrêté du 23 juillet 1942, M. le Préfet Régional a prorogé les dispositions de son arrêté du 24 janvier 1942 fixant les tarifs de battage pour la campagne 1942-1943. En conséquence, les tarifs applicables aux récoltes de la campagne 1942-1943 restent les mêmes que ceux fixés pour la précédente récolte. Le Progrès de la Somme, numéro 22730, 4 août 1942 - 259PER301 - Archives de la Somme ========================================================== Les volontaires pour la moisson sont suffisamment nombreux pour rendre inutiles les réquisitions Paris, 12 août 1942, A.F.I.P. : Voici avec le mois d'août le retour des moissons pour lesquelles il faut faire appel à la main d'oeuvre des villes. L'an dernier, il n'y eut pas moins de cent mille citadins, requis, ou volontaires, qui partirent vers les champs pour remplacer nos paysans prisonniers. Beaucoup d'entre eux se sont d'ailleurs fixés dans nos campagnes, en tant qu'artisans ruraux ou ouvriers agricoles. "Cette année, a déclaré à un représentant de l'Agence française d'information de la presse, M Roche, au siège de la mission de restauration paysanne, 8 rue d'Athènes, on peut dire dès maintenant que l'ampleur de cette "mobilisation agricole" ne sera pas moindre qu'en 1941. Cinquante mille volontaires ou requis sont déjà partis. Mais alors que l'année dernière les deux tiers des partants étaient volontaires, cette proportions sera cette année beaucoup plus élevée. C'est pourquoi les réquisitions commencées au début de la saison sont actuellement suspendues. Par ailleurs, a poursuivi M Roche, la demande de main d’œuvre semble moins élevée que l'an dernier. On ne souffre plus du manque de ficelle-lieuse qui l'an passé, nécessita une main d’œuvre accrue. ... D'autre part, nombreux sont les habitants des villes qui ont directement offert leur aide à des parents ou des amis résidant à la campagne. Il faut enfin tenir compte de certains courants saisonniers d'émigration intérieure : c'est ainsi que les bretons vont, depuis fort longtemps, faire les moissons en Eure et Loire. Ouvriers, employés, étudiants, toutes les classes de la société a conclu M Roche participent à ce grand effort. Pour que tous les Français aient du pain, les habitants des villes répondent en masse à l'appel du Maréchal, s'en vont témoigner d'une façon tangible la solidarité qui les unis à leurs frères des campagnes." Source : le journal "La Petite Gironde" du jeudi 13 août 1942. https://ete44.fr/temps-de-guerre/la-vie ... l-ete-1942 ========================================================== MOISSON 1942 : mémoire de la vie rurale des années 40 Les premières minutes de mon film Moisson 42. Le film au total dure 30 minutes. Retrouvé fortuitement chez des particuliers, ce film, tourné dans une ferme du sud de l'Artois, retrace la vie des agriculteurs de cette époque sous tous ses aspects . Réalisé en 8mm par Roger Cadet (éminent cinéaste amateur Lillois de l'époque dont j'ai rencontré la fille), n'a été diffusé en public qu'une seule et unique fois et ce dans le village de Hénu où il avait été tourné. Depuis il dormait oublié dans une armoire, jusqu'à nos jours. Je l'ai entièrement numérisé plan par plan avec suppression des collures (+ de 600 plans), réétalonné (avec notamment un éclaircissement de tous les plans sous-exposés dans les étables, laiterie et le fournil) légèrement remanié au niveau du montage, je lui ai ajouté une bande son (le film est muet au départ) avec une illustration musicale et des bruitages (tous réalisés avec du matériel d'époque que j'ai réussi à retrouver). Par le rythme du montage et ses nombreuses pointes d'humour, ce document unique sur la vie dans nos campagnes à cette époque n'a rien à envier à nos productions actuelles. J'en assure la diffusion auprès des communes, écoles, associations, club, club services, fêtes locales, fêtes rurales, journées du patrimoine ect... https://www.youtube.com/watch?v=G2tkawYA0zU Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 15:16 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS 1942 LA PROTECTION DE LA MOISSON CONTRE LES INCENDIES La Préfecture communique la note suivante des Autorités Allemandes, relative à la protection de la moisson contre le danger de l'incendie : Comme l'année dernière, la moisson doit être protégée très soigneusement de la destruction par incendie. Les dangers de destruction de la moisson sont représentés principalement par les attaques aériennes ennemies et par le jet de plaquettes incendiaires. Aussi, faut-il prendre les mesures appropriées capables de réduire au minimum le danger. Ces mesures, de nature préventive, sont les suivantes : 1° en fauchant les céréales, il faut faire très soigneusement attention aux plaquettes incendiaires qui peuvent s'y trouver. Les plaquettes incendiaires, qui pénètrent sans qu'on les remarque dans les gerbes, peuvent, en s'enflammant ultérieurement dans les meules, anéantir une grande partie de la récolte ; 2° en dressant les gerbes, il faut éviter de faire de trop gros faisceaux (meulettes). Les faisceaux ne doivent pas être plus gros qu'il n'est absolument indispensable ; 3° pour prendre inoffensives les plaquettes incendiaires se trouvant encore éventuellement sur le champ fauché ou y ayant été nouvellement jetées, il faut faire passer sans retard la charrue entre les rangées de faisceaux ; 4° les meules doivent être dressées à une certaine distance les unes des autres. Pour que, en cas d'incendie, plusieurs meules ne soient pas mises en danger, les meules doivent être éloignées d'au moins 60 mètres lorsqu'il s'agit de deux meules, et d'au moins cent mètres lorsqu'il s'agit de plus de deux meules ; 5° les chars portant la récolte ne doivent pas stationner la nuit en plein air avec leur chargement ; 6° au cours des travaux de battage, toutes les mesures de sécurité doivent également être prises pour qu'aucun incendie ne puisse éclater. Le Progrès de la Somme, numéro 22732, 6 août 19422 59PER301 - Archives de la Somme cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juin 01, 2026 17:32 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS BATTAGES DE LA RÉCOLTE 1942-1943 Il est rappelé que les agriculteurs battant avec leur propre matériel aussi bien que les entrepreneurs de battages, sont astreints, par l'arrêté ministériel du 5 juin 1942, à la tenue d'un carnet de battages. Il leur sera adressé par les comités départementaux de battages sur demande. Les batteurs devront déposer les volants détachables du carnet soit à la Recette buraliste, soit au bureau auxiliaire détenteur de titres de mouvement de céréales, soit au bureau de tabac habilité, dans les 24 heures qui suivent la fin des opérations de battage, si l'opération dure moins d'une semaine, et à la fin de la dernière semaine dans le cas contraire. Le Progrès de la Somme, numéro 22740, 15 - 16 - 17 août 1942 - 259PER301 - Archives de la Somme ============================================================ DOULLENS AUX CULTIVATEURS Le maire rappelle aux interessés que par ordre de la Kreiskommandantur il convient de ne laisser en friche aucun champ moissonné. Les terres doivent être labourées immédiatement après la récolte. Ce travail doit précéder tous les autres. L'exécution de ces prescriptions sera controlée par la Kreiskommandantur. Le Progrès de la Somme, numéro 22741, 18 août 1942 - 259PER301 - Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. juin 02, 2026 9:47 am ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS 1941 Main d’œuvre pour la moisson La Délégation départementale de la Restauration paysanne communique : Les demandes de main d’œuvre pour la moisson devront être adressées POUR LA ZONE OCCUPÉE A Rosières : Centre de répartition n° 1, 12, rue Jules-Ferry. A Amiens : Centre de répartition n° 2, 66, boulevard Pasteur. A Abbeville (Sud) : Centre de répartition n° 3, boulevard de la Portelette (baraquement). POUR LA ZONE INTERDITE A Abbeville (Nord) : Centre de répartition n° 4, 13, rue de la Tannerie. A Doullens : Centre de répartition n° 5, 9, rue Clémenceau. A Péronne : Centre de répartition n° 6, 23, rue du Poilu. Les cultivateurs sont instamment priés de s'adresser au Centre de répartition de leur zone, avec lequel les communications sont les plus faciles. Le Progrès de la Somme, numéro 22415, 23 juillet 1941 - 259PER295 - Archives de la Somme =========================================================== BOHAIN BLESSÉ PAR UNE MOISSONNEUSE Dans la soirée de jeudi, M. Jean SÉGARD, agriculteur 0 la ferme des Haies Ramettes, était occupé à faucher dans un champ, route de Saint- Quentin, arec son fils et un ouvrier. Les difficultés sont nombreuses, cette année, pour les travaux de moisson : M. SÉGARD était descendu de la moissonneuse pour débouter la machine, n’ayant plus que quelques mètres à faire pour arriver à l'extrémité du champ. Il remit en marche. A ce moment, il cultivateur fit un faux-pas et tomba la machine lui passa sur le corps. Le Dr François appelé en hâte à son domicile rassura la famille et ordonna un mois de repos au blessé. Nous souhaitons un prompt rétablissement à M. SÉGARD. Le Grand écho de l'Aisne : organe hebdomadaire d'information - édition du 30 août 1941 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. juin 02, 2026 10:11 am ] | ||
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS | ||
LES MOISSONS 1941 LE PRIX DU BLÉ FIXÉ A 290 FRANCS Les livraisons rapides bénéficient d'une prime de 11 francs Le gouvernement vient de fixer le prix de base du blé à 290 francs. Une prime de 11 francs est accordée pour les livraisons immédiates jusqu'à une date qui sera fixée par les ministères de l'Agriculture et des Finances. Les prix des céréales secondaires sont fixés comme suit : avoine, 215 francs ; orge, 230 francs ; seigle, 245 francs ; sarrasin, 270 francs ; maïs, 280 francs. Ces prix seront applicables à dater du 1er août prochain. Le Progrès de la Somme, numéro 22422, 31 juillet 1941 - 259PER295 - Archives de la Somme ========================================================== Le prix du blé et des céréales secondaires Le gouvernement a fixé le prix du blé et des céréales secondaires de la nouvelle récolte ainsi que les modalités et les barèmes de vente qui seront applicables au 1er août prochain. Le prix de base du blé est fixé à 290 fr., une prime de 11 fr. destinée à hâter la livraison est allouée jusqu’à une date qui sera fixée par les ministres de l’agriculture et des finances. Le prix des céréales secondaires est respectivement fixé ainsi : Avoine, 215 fr. ; orge, 230 fr. ; seigle, 245 fr. ; sarrasin, 270 fr. ; maïs, 285 fr. Le gouvernement n’ignore pas les difficultés exceptionnelles que les cultivateurs ont surmontées, cette année, pour assurer la moisson et la rentrée de notre récolte. Il sait que le pays peut compter sur leur courage et leur ténacité pour mener à bien cette dure tâche dont le succès est vital. Le Grand écho de l'Aisne : organe hebdomadaire d'information - édition du 8 août 1941 Cordialement Eric Abadie
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| Auteur : | ae80 [ mar. juin 02, 2026 12:49 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LES MOISSONS |
LES MOISSONS M Pierre CAZIOT, ministre secrétaire l'État à l'Agriculture, recevant recevant les journalistes le 10 novembre 1941, leur fait un exposé de la situation agricole. Il indique : (extrait) "En premier lieu, il faut noter que la moyenne décennale de la récolte de blé était, avant la guerre (période 1930-1939), de 78.630.000 quintaux. La récolte de 1941, sera évidemment, inférieure à cette moyenne ; elle sera cependant sensiblement supérieure à celle de 1940, qui a été de 50 millions de quintaux environ. On peut faire la même observation pour l'avoine." ============================================================ En cette année 1941, le mauvais temps et les intempéries vinrent retarder la moisson de près d'un mois dans les régions du Centre et du Nord et, par conséquence, le battage de la récolte. Le recours à une main d’œuvre de complément tant volontaire que de réquisition, fut donc rendu indispensable. ============================================================ LE GOUVERNEMENT DÉCIDE la réquisition des blés et seigles non encore livrés aux stockeurs De notre correspondant particulier Vichy, 25 décembre. Le secrétariat d’État au Ravitaillement communique la note suivants Le "Journal officiel" du 24 décembre a publié un arrêté portant réquisition des blés et des seigles, battus ou non battus, non encore livrés aux organismes stockeurs. Appliquant cette mesure et suivant les instructions de l'Office des céréales, des arrêtée préfectoraux vont fixer, pour chaque département ou les battages sont terminés, la date à laquelle les producteurs devront obligatoirement avoir livré tous leurs blés et seigles, à l'exception des quantités nécessaires à la consommation familiale des échangistes. Dans les départements où les battages ne sont pan encore achevés, les arrêtés préfectoraux rendront obligatoire un plan de battage destiné, grâce aux moyens mis à la disposition du département, à activer les battages, qui devront être suivis de livraisons Immédiates, et à en assurer le contrôle. Ces mesures de prévoyance ont pour but d'assurer la rentrée plus rapide des céréales panifiables dans les organismes stockeurs et de garantir l'approvisionnement du pays jusqu'à la prochaine campagne. Notre récolte a été inférieure aux prévisions Notre récolte a été, du fait des intempéries pendant la période des moissons, inférieure aux prévisions. Cependant, la soudure est assurée si les producteurs de blé livrent intégralement leurs récoltes. Elle est assurée si les efforts de tous sont conjugués pour réagir contre certaines fraudes qui ont tendance à se développer sur le marché du blé. Trop nombreux sont ceux qui cherchent, par achat ou troc, à se procurer un peu de blé pour leurs volailles ou pour s'accorder un supplément de ration. La réglementation doit être strictement observée Le secrétariat d’État au Ravitaillement rappelle aux producteurs qu'il est Interdit de détourner ces céréales panifiables de leur utilisation réglementée, d'en soustraire sur les quantités qui doivent être livrées aux organismes stockeurs, en donnant du blé au bétail ou à la volaille, en consommant en dehors du rationnement en pain, ou par tout autre moyen. Il rappelle la réglementation concernant le blé, le seigle, la farine et le pain doit être strictement observée. Le prix du blé reste fixé à 300 francs Contrairement à ce qu'ont pu penser certains producteurs, le prix du blé de la récolte 1941 payé aux producteurs est et restera fixé à 300 francs. Il ne sera pas accordé de primes de livraison supplémentaires dans le courant de la campagne. Par contre, à l'expiration du délai fixé par arrêté préfectoral pour la livraison obligatoire des blés battus, les producteurs à l'encontre desquels il serait nécessaire de mettre en jeu une procédure de réquisition individuelle se verront payer leur blé à 270 francs, soit un abattement de prix de 30 francs par quintal. Les producteurs repousseront toute tentation de fraude C'est un appel ému que les ministres de l'Agriculture et du Ravitaillement adressent à tous les producteurs de blé. qui ont fait, un effort si magnifique pour rentrer leurs récoltes, au prix de tant de difficultés. C'est pourquoi ils leur demandent aujourd'hui de les livrer, et de les livrer vite et intégralement. Le Petit Parisien : journal quotidien du soir - édition du 26 décembre 1941 |
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