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AILLY-SUR-SOMME
31 août 1944
Il est 8 heures du matin, un bruit se répand comme une traînée de poudre, les Anglais sont à Amiens. Cependant, on doit attendre 14 heures pour voir arriver les premières chenillettes. Les F.F.I. se mettent en action, renseignant les Alliés sur l'emplacement des Boches, et sur l'état des ponts qu'ils n'ont pu empêcher de faire sauter faute d'armes. Les renseignements obtenus, les Tommies retournent à Amiens, emmenant avec eux 13 prisonniers capturés par les F.F.I. et les partisans. Sans les Tommies, l'épuration continue toute l'après-midi, les armes abondent et nombre de partisans ont leur fusil. Cependant, ce n'est que dans la nuit que le vrai "libérateurs" arrivent après s'être mis en rapport avec le chef des F.F.I., le groupe O.R.A. part en patrouille dans les bois voisins avec les Anglais. Quatre heures de suite tous les bois d'Ailly et de Breilly seront patrouillés. Ce n'est qu'en rentrant le 1er septembre, à 13 heures, que les populations d'Ailly et de Breilly en délire apprendront leur libération totale. L'après-midi, les chenillettes dans lesquelles sont montés nos vaillants F.F.I. défilent dans Ailly, Dreuil et Breilly sou les fleurs et les acclamations. Butin : des fusils en grand nombre, un camion, un tracteur et plusieurs planches de bateau ; une cinquantaine de prisonniers. Un blessé pour la population, le F.F.I. Roger DANTEN.
La Picardie Nouvelle, numéro 9 711PER1 Archives de la Somme
N.B. : On pourra noter la mention du mot Partisan dans cet article qui semble désigner les membres des F.T.P. Francs-Tireurs et Partisans (FTPF), également appelés Francs-tireurs et partisans (FTP), nom du mouvement de résistance intérieure française créé à la fin de 1941 et officiellement fondé en 1942 par la direction du Parti communiste français.
Cordialement Eric Abadie
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