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Bonjour, Je suis Dominique Willay originaire de Rivery, commune proche d’Amiens (80) et depuis 1998 j’habite Péronne (80). J’ai 58 ans. Ma mère est née à Longpré-les-Corps-Saints, mon père, René est né en Oct 1922 à Chambors (60). Ma maman est décédée en mai 2008, mon papa en avril 2010 A la maison, les conversations sur la guerre 1939 – 1945 étaient rapidement stoppées par maman. Très jeune elle avait perdu sa mère dans un bombardement allié à Longpré-les-Corps-Saints, erreur de cible de bombardiers anglais. La fin de la guerre a favorisé leur rencontre, papa a été démobilisé à Amiens. Peu de temps avant le décès de maman, ils ont commencé à nous évoquer cette période. J’apprends que les points noirs que papa a un peu partout sur le corps, ce sont éclats de métal ; que la cicatrice sous la clavicule gauche est la trace d’un éclat plus important qui a failli le tuer. Il avait été pris sous le bombardement de l’aérodrome de Tillé (60) en ../../ 1940. Il a reçu les premiers soins à l’hôpital de Beauvais puis celui-ci étant bombardé il a été évacué sur Pontchaillou près de Rennes. Il y a séjourné du 7 juin 1940 au 05 juillet 1940 (soigné par le docteur Georges Duhamel). Début 43 il se sait rechercher par les Allemands (STO en Allemagne), il prend le maquis et retrouve des copains d’école, ils sont à la ferme du Fayel (près des communes de Boubiers et Chars). En juillet 44, le groupe s’éclate et il quitte la ferme en compagnie d’un dénommé « Poulette » pour rejoindre Beauvais (à pied). Le trajet a failli leur être fatal à plusieurs reprises. De retour sur Beauvais il se rend à la caserne AGEL pour tenir sa promesse du maquis, disait il.
J’ai quelques anecdotes et quelques noms de ces camarades mais pas de faits marquants de cette période. J’ai sa carte de FFI et le certificat signé de Louis Clozier chef du Sous secteur de Chaumont en Vexin et sous lieutenant. En 2009, je l’ai emmené revoir la ferme du Fayel.
Il est affecté au 51ème RI et caserné à Beauvais. J’ai 3 photos : • Une de la 1ere compagnie avec quelques noms ou nom de la clandestinité. Celui de mon père : PAQUITA • Une d’un groupe en corvée de peluche à la caserne AGEL • Une du Capitaine CHAMAILLE avec la mention écrite et signée par celui ci : « Soldat ! N’oublie jamais que tu es au service de la République et de la Liberté » Le 22 décembre 1944 le bataillon est consigné et en état d’alerte. Le 23, les hommes du bataillon à peine vêtus et équipés embarquent dans un train (wagon à bestiaux) en direction des Ardennes (Charleville Mézières puis les bords de la rivière Meuse). Le capitaine « Chamaille » et son ordonnance sont attaqués par une chenillette allemande. Mon père parlait toujours avec beaucoup d’émotions de la mort du Capitaine Chamaille. Il nous a dit que celui ci repose au cimetière de Milly sur Thérain. J’ai un article du Courrier Picard dont je n’ai pas la date de parution, intitulé : « Les FFI dans la bataille des Ardennes en décembre 1944 » qui a été écrit grâce au témoignage d’un lecteur de la commune de Cauffry. Cette personne faisait partie de ce bataillon FFI. A l’époque de la parution, mon père n’a pas cherché à prendre contact avec cette personne. De retour des Ardennes, la 1ere Compagnie est casernée avenue de la ferme à Neuilly puis à Amiens. Je recherche des informations, de la documentation sur cette intervention le long de la Meuse.
Cdt
Dominique
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